samedi 17 janvier 2009

La Bourse en appui du plan de relance de l'économie belge

C'est la proposition de Bruno Colmant, CEO d'Euronext.

En fait, c'est comme les constructeurs de voitures qui demandent des aides de l'Etat pour ceux qui achètent des voitures, ou comme l'épicier qui demande une baisse de la TVA sur les produits qu'il vend.

Pourquoi l'Etat devrait-il subventionner les actionnaires?

Bien sûr, les résultats d'Euronext sont menacés. Et donc, puisque les constructeurs de voiture demandent une aide de l'Etat aux USA, pourquoi Euronext ne pourrait-il pas faire de même?

Si Euronext était vraiment une société digne de ce nom, elle se poserait quelques questions:

1. Comment améliorer la transparence du marché.

En effet, affirmer sans rire et en espérant être cru que "«La Bourse a continué de jouer son rôle en matière de transparence et de régulation, gage de formulation des prix et de liquidité» a constaté Bruno Colmant", est d'un cynisme qui dépasse le mien.

2. Comment informer et former les "petits" actionnaires

La Bourse de Bruxelles organisait il y quelques années des formations. Ils avaient d'ailleurs publié des documents d'informations sur les différents instruments. Quelques-unes sont encore en ligne, mais plus rien depuis 2006.
Le site Internet ne fournit aucune information utile au petit actionnaire.

Alors, plutôt que demander à l'Etat de l'aider, qu'il se demande ce qu'il peut faire pour aider l'Etat.

4 commentaires:

Paul Vanden Boeynants a dit…

Si le capital a risque nous a conduit là où nous sommes, comment plus de capital à risque va nous en sortir ?

echocynique a dit…

Toujours des commentaires aussi lapidaires. Peut-être dans le seul but de provoquer...une réaction?

Je vais alors abonder dans ton sens: supprimons le capital à risque, mais bien sûr.

Nationalisons les entreprises.

Je ne suis pas sûr que l'Etat t'aurait créé un Mac, ni aurait créé une société qui produit un moteur de recherche, un système de blog. Je ne suis pas sûr que les voitures soient de la qualité d'aujourd'hui.

Au fond, non, je préfère le capitalisme.

Paul Vanden Boeynants a dit…

Encore une fois, je me suis peut-être mal exprimé.

Ce que je veux dire est que le capital est aujourd'hui disponible en grandes quantités et pour pas cher ; ce qui pousse les gens à prendre de plus en plus de risques.

Si l'argent est cher, seules les activités "raisonnables" / "sûres" vont voir le jour.

Vouloir sortir de la crise en encourageant encore plus les activités risquées est suicidaire.

echocynique a dit…

Ok mal compris alors.


Tu as raison pour le coût de l'argent.

D'ailleurs c'est une autre erreur énorme de B. Colmant. Si les gens craignent aujourd'hui de placer leur argent avec risque, cela n'a rien à voir avec le coût mais bien avec le risque.

Et les petits épargnants peuvent plus difficilement diversifier leurs placements