C'est la proposition de Bruno Colmant, CEO d'Euronext.
En fait, c'est comme les constructeurs de voitures qui demandent des aides de l'Etat pour ceux qui achètent des voitures, ou comme l'épicier qui demande une baisse de la TVA sur les produits qu'il vend.
Pourquoi l'Etat devrait-il subventionner les actionnaires?
Bien sûr, les résultats d'Euronext sont menacés. Et donc, puisque les constructeurs de voiture demandent une aide de l'Etat aux USA, pourquoi Euronext ne pourrait-il pas faire de même?
Si Euronext était vraiment une société digne de ce nom, elle se poserait quelques questions:
1. Comment améliorer la transparence du marché.
En effet, affirmer sans rire et en espérant être cru que "«La Bourse a continué de jouer son rôle en matière de transparence et de régulation, gage de formulation des prix et de liquidité» a constaté Bruno Colmant", est d'un cynisme qui dépasse le mien.
2. Comment informer et former les "petits" actionnaires
La Bourse de Bruxelles organisait il y quelques années des formations. Ils avaient d'ailleurs publié des documents d'informations sur les différents instruments. Quelques-unes sont encore en ligne, mais plus rien depuis 2006.
Le site Internet ne fournit aucune information utile au petit actionnaire.
Alors, plutôt que demander à l'Etat de l'aider, qu'il se demande ce qu'il peut faire pour aider l'Etat.
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samedi 17 janvier 2009
jeudi 8 janvier 2009
Alors là oui, la crise est bien là
Le Tijd nous apprend que deux géants de l'industrie du porno aux USA demandent 5 milliards de USD d'aide.
Si on injecte des milliards dans l'automobile, on peut aussi en injecter dans le porno, non?
Et puis
""C'est très mauvais pour la santé du pays. Les Américains peuvent se débrouiller sans voitures mais pas sans sexe", ajoute-t-il[Flynt], appelant le Congrès "à relancer l'appétit sexuel des Américains".
Si on injecte des milliards dans l'automobile, on peut aussi en injecter dans le porno, non?
Et puis
""C'est très mauvais pour la santé du pays. Les Américains peuvent se débrouiller sans voitures mais pas sans sexe", ajoute-t-il[Flynt], appelant le Congrès "à relancer l'appétit sexuel des Américains".
dimanche 4 janvier 2009
La crise: crise de confiance ou crise réelle 2
J'avais déjà écrit un article avec ce titre .
Cela concernait à l'époque surtout Lehman Brothers et le début de la crise financière.
Tous les journaux parlent aujourd'hui de la "crise réelle".
Il est clair que l'annonce de la crise a un effet de "prophétie autoréalisatrice".
En effet, si les agents économiques croient que la crise va arriver, ils vont dépenser moins: les ménages vont reporter leurs achats, les entreprises vont reporter leurs investissements, les banques vont prêter moins, les entreprises vont produire moins, les entreprises vont reporter les engagements de personnel, voire licencier, etc.
Le résultat? Un ralentissement de l'activité économique, plus de chômage.
Avec comme résultat? Que cela va aller plus mal. Et que les agents seront encouragés dans leurs prédictions négatives...
Soyons réalistes.
Dans notre pays, quel est le risque réel?
Si l'on considère que la consommation des ménages est le point de départ (s'ils consomment plus, il faut produire plus, donc engager plus et investir plus), quel est le risque d'une perte importante du pouvoir d'achat?
D'une part, il y a le risque d'inflation. Risque qui est aujourd'hui quasi inexistant.
Risque de diminution des revenus? Une baisse des salaires est chez nous impossible. Quant aux pertes d'emploi, même si le risque est réel, il est tout de même limité, vu le nombre de fonctionnaires nommés à vie ou presque et vu les protections du travail qui rendent les licenciements tellement chers que l'employeur réfléchit à deux fois avant de licencier.
Bien sûr, il y a une tranche de la population qui est exposée. Mais cette tranche de population n'est pas celle dont les dépenses sont tellement élastiques.
Le pouvoir d'achat a d'ailleurs augmenté de 3 % en 2008!
Bien sûr il y a des secteurs qui souffriront plus que d'autres.
Que faire alors?
Mieux informer la population. Redonner confiance. Mais au delà des mots. par des gestes forts.
L'Etat a un rôle à jouer. Quelle que soit la vision que l'on a du rôle de l'Etat d'ailleurs.
Pour simplifier, l'Etat régulateur de l'économie a deux options principales. ce que l'on appelle la relance de l'offre et la relance de la demande.
Dans les deux cas, il s'agit d'accepter à court terme un déficit du budget de l'Etat, avec le pari que ce déficit sera amorti dans le moyen terme.
Agir sur l'offre consiste à diminuer les charges des entrepreneurs. Comme produire leur coûtera moins, ils pourront diminuer leurs prix et vendre plus. On espère que les taxes (au sens large) compenseront la baisse des charges. C'est à dire que l'on se dit qu'il vaut mieux percevoir 45 % de 120 que 50 % de 100...
Agir sur la demande consiste à augmenter le pouvoir d'achat des consommateurs. Avec le même espoir. Les consommateurs achèteront plus, donc les entreprises produiront plus, etc. Agir sur la demande peut se faire aussi par des dépenses supplémentaires de l'Etat, par exemple des "grands travaux"
Dans les deux cas, le danger est évidemment que les entreprises ne redistribue pas le gain fiscal (elles augmentent leur bénéfice et c'est tout) ou que les ménages n'augmentent pas leur consommation mais augmentent leur épargne (ou diminuent leurs dettes).
Le gouvernement belge (tout comme la gouvernement wallon d'ailleurs) semble donc choisir la politique de l'augmentation de la demande en finançant des grands travaux.
La raison de ce choix est double:
D'une part les résultats sont plus rapides. En effet, la relance par l'offre prend un peu plus de temps. Dommage parce que cette relance a un effet à plus long terme.
D'autre part, l'Etat peut donc choisir les domaines qui lui semblent devoir profiter en premier lieu des budgets alloués à cette relance. De plus l'Etat peut cibler sur les revenus les plus faibles, car une augmentation de leur pouvoir d'achat aura plus rapidement comme conséquence une augmentation de leurs dépenses. (voir les recommandations du FMI)
On peut se poser la question si l'Etat est le mieux à même pour déterminer les secteurs qui doivent être favorisés. Ce serait le cas si l'Etat faisait des choix à long terme: par exemple investir cet argent dans la recherche, dans l'éducation, dans la formation.
Mais malheureusement, les politiques les plus courantes sont de commencer des grands travaux, peut-être parce que le slogan "quand le bâtiment va, tout va"?
Cela concernait à l'époque surtout Lehman Brothers et le début de la crise financière.
Tous les journaux parlent aujourd'hui de la "crise réelle".
Il est clair que l'annonce de la crise a un effet de "prophétie autoréalisatrice".
En effet, si les agents économiques croient que la crise va arriver, ils vont dépenser moins: les ménages vont reporter leurs achats, les entreprises vont reporter leurs investissements, les banques vont prêter moins, les entreprises vont produire moins, les entreprises vont reporter les engagements de personnel, voire licencier, etc.
Le résultat? Un ralentissement de l'activité économique, plus de chômage.
Avec comme résultat? Que cela va aller plus mal. Et que les agents seront encouragés dans leurs prédictions négatives...
Soyons réalistes.
Dans notre pays, quel est le risque réel?
Si l'on considère que la consommation des ménages est le point de départ (s'ils consomment plus, il faut produire plus, donc engager plus et investir plus), quel est le risque d'une perte importante du pouvoir d'achat?
D'une part, il y a le risque d'inflation. Risque qui est aujourd'hui quasi inexistant.
Risque de diminution des revenus? Une baisse des salaires est chez nous impossible. Quant aux pertes d'emploi, même si le risque est réel, il est tout de même limité, vu le nombre de fonctionnaires nommés à vie ou presque et vu les protections du travail qui rendent les licenciements tellement chers que l'employeur réfléchit à deux fois avant de licencier.
Bien sûr, il y a une tranche de la population qui est exposée. Mais cette tranche de population n'est pas celle dont les dépenses sont tellement élastiques.
Le pouvoir d'achat a d'ailleurs augmenté de 3 % en 2008!
Bien sûr il y a des secteurs qui souffriront plus que d'autres.
Que faire alors?
Mieux informer la population. Redonner confiance. Mais au delà des mots. par des gestes forts.
L'Etat a un rôle à jouer. Quelle que soit la vision que l'on a du rôle de l'Etat d'ailleurs.
Pour simplifier, l'Etat régulateur de l'économie a deux options principales. ce que l'on appelle la relance de l'offre et la relance de la demande.
Dans les deux cas, il s'agit d'accepter à court terme un déficit du budget de l'Etat, avec le pari que ce déficit sera amorti dans le moyen terme.
Agir sur l'offre consiste à diminuer les charges des entrepreneurs. Comme produire leur coûtera moins, ils pourront diminuer leurs prix et vendre plus. On espère que les taxes (au sens large) compenseront la baisse des charges. C'est à dire que l'on se dit qu'il vaut mieux percevoir 45 % de 120 que 50 % de 100...
Agir sur la demande consiste à augmenter le pouvoir d'achat des consommateurs. Avec le même espoir. Les consommateurs achèteront plus, donc les entreprises produiront plus, etc. Agir sur la demande peut se faire aussi par des dépenses supplémentaires de l'Etat, par exemple des "grands travaux"
Dans les deux cas, le danger est évidemment que les entreprises ne redistribue pas le gain fiscal (elles augmentent leur bénéfice et c'est tout) ou que les ménages n'augmentent pas leur consommation mais augmentent leur épargne (ou diminuent leurs dettes).
Le gouvernement belge (tout comme la gouvernement wallon d'ailleurs) semble donc choisir la politique de l'augmentation de la demande en finançant des grands travaux.
La raison de ce choix est double:
D'une part les résultats sont plus rapides. En effet, la relance par l'offre prend un peu plus de temps. Dommage parce que cette relance a un effet à plus long terme.
D'autre part, l'Etat peut donc choisir les domaines qui lui semblent devoir profiter en premier lieu des budgets alloués à cette relance. De plus l'Etat peut cibler sur les revenus les plus faibles, car une augmentation de leur pouvoir d'achat aura plus rapidement comme conséquence une augmentation de leurs dépenses. (voir les recommandations du FMI)
On peut se poser la question si l'Etat est le mieux à même pour déterminer les secteurs qui doivent être favorisés. Ce serait le cas si l'Etat faisait des choix à long terme: par exemple investir cet argent dans la recherche, dans l'éducation, dans la formation.
Mais malheureusement, les politiques les plus courantes sont de commencer des grands travaux, peut-être parce que le slogan "quand le bâtiment va, tout va"?
mercredi 31 décembre 2008
Fréquences radios: quand on veut on peut..
Nous avions relaté la saga de l'attribution des fréquences FM et la manière dont BFM avait été écarté de manière tout de même étonnante pour un observateur extérieur.
Lessines Inter a (aussi) souffert de cette attribution de fréquences. Comme nous l'apprend La libre, "La ministre de la Culture de la Communauté française, Fadila Laanan, va lancer un appel d'offres au printemps 2009 pour une nouvelle fréquence radio"
La suite vaut son pesant d'or:
Donc si je comprends bien, les fréquences radio jouent à cache cache et il faut lancer des recherches pour les trouver.
Grand bien fasse à Lessines Inter.
La ministre ne pourrait-elle pas lancer une recherche aussi pour une radio dont la nécessité est plus grande encore en ces temps de crise financière? Car il faut bien reconnaître que les infos des différentes radios et TV sont plutôt généralistes. Ce n'est pas un reproche: une information structurée et recherchée est nécessaire.
BFM le faisait.
BFM le fera?
Lessines Inter a (aussi) souffert de cette attribution de fréquences. Comme nous l'apprend La libre, "La ministre de la Culture de la Communauté française, Fadila Laanan, va lancer un appel d'offres au printemps 2009 pour une nouvelle fréquence radio"
La suite vaut son pesant d'or:
"Suite aux deux appels précédents, aux recours et à la décision du Conseil d'Etat et à la mise en oeuvre pratique des autorisations, il apparaît que des besoins n'ont pas été satisfaits", indique la ministre. "C'est pourquoi j'ai invité le service technique des fréquences du ministère à entamer une recherche de fréquence."
Suite à cela, une fréquence a pu être détectée et un appel d'offres restreint pourra être lancé au printemps 2009"Donc si je comprends bien, les fréquences radio jouent à cache cache et il faut lancer des recherches pour les trouver.
Grand bien fasse à Lessines Inter.
La ministre ne pourrait-elle pas lancer une recherche aussi pour une radio dont la nécessité est plus grande encore en ces temps de crise financière? Car il faut bien reconnaître que les infos des différentes radios et TV sont plutôt généralistes. Ce n'est pas un reproche: une information structurée et recherchée est nécessaire.
BFM le faisait.
BFM le fera?
mardi 30 décembre 2008
Herman van Rompuy, Premier?
Tout d'abord, que l'on me comprenne bien: le plus important est de sortir très rapidement de cette crise. Donc Herman Van Rompuy, pourquoi pas?
Mais il est tout de même affligeant de voir comment la politique se fait chez nous!
On a justifié Leterme parce qu'il avait eu 800.000 voix. On a justifié le CD&V parce qu'il était avec la NVA le premier parti.
Qui est le premier parti aujourd'hui? Le MR!
Logiquement (mais y a-t-il une logique en politique?), c'est au MR que la place du Premier aurait dû revenir.
Au lieu de cela, on se lance dans des bagarres dans laquelle personne ne sort gagnant:
1. Pas Reynders. Le PS n'en veut pas. La peur que cela profite au MR l'emporte sur le fait que cela aurait profité aux francophones.
2. Pas Verhostad: un VLD, non mais. Le CD&V ne peut pas prendre le risque que ce soit un VLD qui résolve la crise.
3. Pas Dehaene: il est trop dangereux, il pourrait arriver à une solution. Donc, le VLD n'en veut pas.
Bon, il faut un CD&V, pas trop fort pour qu'il ne résolve pas les problèmes sur lesquels Leterme s'est cassé les dents.
Herman Van Rompuy avait ce profil.
Mais ce n'est pas fini: la place du Président de la Chambre devient libre. Comme le VLD a "fait une fleur" au CD&V, il faut qu'on leur renvoie l'ascenseur.
On prend alors Patrick De Wael (pas encore confirmé) comme président de la Chambre. Zut, il était ministre de l'Intérieur. Il faut trouver un remplaçant. Ben, si on prenait ...comment il s'appelle encore, ah oui: Guido De Padt. VLD aussi.
Maintenant il faut recompter tous les points. Un Premier cela vaut combien de points? Le président de la Chambre? Combien.
Tiens au fond, le MR a négocié quoi?
Et le PS? Les Flamands lui doivent une fière chandelle pour Didier Reynders. Suis curieux de voir!
Mais il est tout de même affligeant de voir comment la politique se fait chez nous!
On a justifié Leterme parce qu'il avait eu 800.000 voix. On a justifié le CD&V parce qu'il était avec la NVA le premier parti.
Qui est le premier parti aujourd'hui? Le MR!
Logiquement (mais y a-t-il une logique en politique?), c'est au MR que la place du Premier aurait dû revenir.
Au lieu de cela, on se lance dans des bagarres dans laquelle personne ne sort gagnant:
1. Pas Reynders. Le PS n'en veut pas. La peur que cela profite au MR l'emporte sur le fait que cela aurait profité aux francophones.
2. Pas Verhostad: un VLD, non mais. Le CD&V ne peut pas prendre le risque que ce soit un VLD qui résolve la crise.
3. Pas Dehaene: il est trop dangereux, il pourrait arriver à une solution. Donc, le VLD n'en veut pas.
Bon, il faut un CD&V, pas trop fort pour qu'il ne résolve pas les problèmes sur lesquels Leterme s'est cassé les dents.
Herman Van Rompuy avait ce profil.
Mais ce n'est pas fini: la place du Président de la Chambre devient libre. Comme le VLD a "fait une fleur" au CD&V, il faut qu'on leur renvoie l'ascenseur.
On prend alors Patrick De Wael (pas encore confirmé) comme président de la Chambre. Zut, il était ministre de l'Intérieur. Il faut trouver un remplaçant. Ben, si on prenait ...comment il s'appelle encore, ah oui: Guido De Padt. VLD aussi.
Maintenant il faut recompter tous les points. Un Premier cela vaut combien de points? Le président de la Chambre? Combien.
Tiens au fond, le MR a négocié quoi?
Et le PS? Les Flamands lui doivent une fière chandelle pour Didier Reynders. Suis curieux de voir!
mercredi 24 décembre 2008
Les petits jeux des politiques, y en a marre
Traduction libre de "
Mais eux ils le disent!
"Ondernemers zijn politieke spelletjes beu"
Faut dire qu'il n'y a pas que les entrepreneurs flamands.Mais eux ils le disent!
vendredi 14 novembre 2008
Fortis et les millards de retraits
Une analyse de l'information selon laquelle Fortis a dû faire face à des milliards de retraits.
mercredi 12 novembre 2008
Les établissements de crédits au chevet des emprunteurs immobiliers
Un article de l'Echo m'a fait connaître le programme "Hope Now".
Ce programme vise à aider les débiteurs défaillants afin de leur éviter la saisie de leur maison.
Est-ce donc un nouveau programme? Loin de là: en février 2008, un article en parlait déjà.
Encore un peu de recherche et voilà que je trouve un communiqué de presse d'octobre 2007 annonçant la création de cette association.
Initiative publique... d'encourager des acteurs privés à se mettre ensemble pour offrir un service.
Etonnant (encore que ...) que l'on en parle si peu...
Ce programme vise à aider les débiteurs défaillants afin de leur éviter la saisie de leur maison.
Est-ce donc un nouveau programme? Loin de là: en février 2008, un article en parlait déjà.
Encore un peu de recherche et voilà que je trouve un communiqué de presse d'octobre 2007 annonçant la création de cette association.
Initiative publique... d'encourager des acteurs privés à se mettre ensemble pour offrir un service.
Etonnant (encore que ...) que l'on en parle si peu...
samedi 8 novembre 2008
Leterme veut couler Fortis?
Entre autres dans l'Echo: "Pour Yves Leterme, si le tribunal déclare la vente illégale, "l'Etat retirera son apport financier et ce sera une bonne nouvelle pour le budget"
1. Je me demande pourquoi l'Etat ne supporterait pas Fortis alors qu'il l'a fait pour toutes les autres banques.
2. Que cherche-t-il? Moi je me dis que je vais illico retirer tout ce que j'ai chez Fortis. le risque devient trop grand. Jusqu'ici j'étais confiant, mais si l'Etat laisse tomber Fortis, j'ai peur pour mon argent.
Ou bien est-ce une déclaration sans réfléchir?
Mais alors, il n'a peut-être pas réfléchi non plus quand il a revendu aux Pays bas et offert à la BNP?
1. Je me demande pourquoi l'Etat ne supporterait pas Fortis alors qu'il l'a fait pour toutes les autres banques.
2. Que cherche-t-il? Moi je me dis que je vais illico retirer tout ce que j'ai chez Fortis. le risque devient trop grand. Jusqu'ici j'étais confiant, mais si l'Etat laisse tomber Fortis, j'ai peur pour mon argent.
Ou bien est-ce une déclaration sans réfléchir?
Mais alors, il n'a peut-être pas réfléchi non plus quand il a revendu aux Pays bas et offert à la BNP?
lundi 3 novembre 2008
Fortis: plainte pour délit d'initié contre De Gucht, selon Humo
Update: démenti catégorique de Monsieur De Gucht
Selon Humo, et donc avec toutes les réserves d'usage...
Les réponses de Monsieur De Gucht (repris du site de Humo)
Eén: 'Ik heb géén aandelen van Fortis verkocht, zoals ik trouwens vorige week al klaar en duidelijk heb verklaard.'
OK.
Twee: 'Het bedrijf waar ik als privépersoon in participeer heeft evenmin aandelen van Fortis verkocht.'
Bon, si c'est comme personne privée, on ne peut rien lui reprocher? C'est clair que comme personne privée, il oublie ce qu'il fait comme personne publique!
Drie: 'Een familielid van ons heeft blijkbaar wel aandelen verkocht, maar daar wist ik uiteraard op dat moment niets van.'
"Uiteraard": vous pensez bien qu'on ne va pas me demander mon avis pour vendre quelques actions de Fortis. Surtout à un moment où tout le monde était suspendu aux nouvelles.
Vier: 'Mijn vrouw en haar broer beheren samen een pakket Fortis-aandelen dat eigendom is van hun moeder. Daarvan zijn er inderdaad aandelen verkocht, maar ook met die beslissing heb ik niets te maken.'
Déjà que ma famille ne me demande pas conseil pour Fortis, vous pensez bien que ma femme et mon beau-frère ne vont pas me demander conseil. C'est un détail tellement minime, que ma femme ne m'a même pas dit un mot à ce sujet. Tout comme quand elle va acheter un pain.
Vijf: 'De andere namen die in de anonieme klacht worden genoemd zijn geen vrienden en met hun eventuele transacties heb ik evenmin iets te maken. Iedereen die in Berlare en omstreken woont kan heel makkelijk als een zogenaamde kennis van De Gucht worden omschreven. Dat slaat nergens op.'
Moi, je ne connais personne de mon village. Ils ne me connaissent pas non plus. ils ne savent pas que je suis ministre.
Zes: 'Ik vind het ongehoord dat ik door journalisten word lastiggevallen met allerlei fantastische beweringen van een anonieme bron en dat ik bovendien gedwongen word om vragen te beantwoorden alsof ik voor een onderzoeksrechter moet verschijnen. Beseft u wel wat u aanricht?'
Posez moi des questions qui peuvent me rapporter des voix. mais surtout pas des questions embarrassantes. Votre métier de journaliste, c'est cela: uniquement les questions que je veux, pas les autres.
Je répète qu'il est possible que ces infos soient des intoxs.
Je trouve tout de même les réponses de Monsieur De Gucht un peu faibles.
Seule la justice pourra déterminer s'il y a eu délit d'initié...
Petite remarque tout de même: Humo parle d'un cours moyen comptable de 20 €. Selon Boursorama, le cours a varié entre 5.73 et 5.25. Le jour de bourse suivant? Le 14 octobre, l'action valait 1.22 €
Les gens de la famille et les voisins (que le ministre ne connaît pas) ont été bien inspirés...
Selon Humo, et donc avec toutes les réserves d'usage...
Les réponses de Monsieur De Gucht (repris du site de Humo)
Eén: 'Ik heb géén aandelen van Fortis verkocht, zoals ik trouwens vorige week al klaar en duidelijk heb verklaard.'
OK.
Twee: 'Het bedrijf waar ik als privépersoon in participeer heeft evenmin aandelen van Fortis verkocht.'
Bon, si c'est comme personne privée, on ne peut rien lui reprocher? C'est clair que comme personne privée, il oublie ce qu'il fait comme personne publique!
Drie: 'Een familielid van ons heeft blijkbaar wel aandelen verkocht, maar daar wist ik uiteraard op dat moment niets van.'
"Uiteraard": vous pensez bien qu'on ne va pas me demander mon avis pour vendre quelques actions de Fortis. Surtout à un moment où tout le monde était suspendu aux nouvelles.
Vier: 'Mijn vrouw en haar broer beheren samen een pakket Fortis-aandelen dat eigendom is van hun moeder. Daarvan zijn er inderdaad aandelen verkocht, maar ook met die beslissing heb ik niets te maken.'
Déjà que ma famille ne me demande pas conseil pour Fortis, vous pensez bien que ma femme et mon beau-frère ne vont pas me demander conseil. C'est un détail tellement minime, que ma femme ne m'a même pas dit un mot à ce sujet. Tout comme quand elle va acheter un pain.
Vijf: 'De andere namen die in de anonieme klacht worden genoemd zijn geen vrienden en met hun eventuele transacties heb ik evenmin iets te maken. Iedereen die in Berlare en omstreken woont kan heel makkelijk als een zogenaamde kennis van De Gucht worden omschreven. Dat slaat nergens op.'
Moi, je ne connais personne de mon village. Ils ne me connaissent pas non plus. ils ne savent pas que je suis ministre.
Zes: 'Ik vind het ongehoord dat ik door journalisten word lastiggevallen met allerlei fantastische beweringen van een anonieme bron en dat ik bovendien gedwongen word om vragen te beantwoorden alsof ik voor een onderzoeksrechter moet verschijnen. Beseft u wel wat u aanricht?'
Posez moi des questions qui peuvent me rapporter des voix. mais surtout pas des questions embarrassantes. Votre métier de journaliste, c'est cela: uniquement les questions que je veux, pas les autres.
Je répète qu'il est possible que ces infos soient des intoxs.
Je trouve tout de même les réponses de Monsieur De Gucht un peu faibles.
Seule la justice pourra déterminer s'il y a eu délit d'initié...
Petite remarque tout de même: Humo parle d'un cours moyen comptable de 20 €. Selon Boursorama, le cours a varié entre 5.73 et 5.25. Le jour de bourse suivant? Le 14 octobre, l'action valait 1.22 €
Les gens de la famille et les voisins (que le ministre ne connaît pas) ont été bien inspirés...
Les banques se sauvent elles-mêmes. Fortis? Dexia?
HBOS est une banque écossaise (Halifax Bank of Scotland).
"Le groupe bancaire britannique Lloyds TSB a officiellement lancé son offre sur la banque HBOS (Halifax Bank of Scotland) lundi en envoyant à ses actionnaires une circulaire qui en précise les détails et en amorçant une augmentation de capital de 4,5 milliards de livres, à compléter par le gouvernement à hauteur d'un milliard de livres." (AFP)
Barclays avait déjà trouvé une solution pour éviter que le gouvernement n'entre dans son capital.
Soyons complet: dans l'opération Lloyds/HBOS, l'Etat britannique joue un rôle non négligeable, d'une part en garantissant l'augmentation de capital de 4.5 milliards (c'est à dire ce que les actionnaires n'apporteront pas comme capital sera souscrit par l'Etat), et d'autre part en souscrivant pour 1 milliard de livres d'actions privilégiées.
Belle opportunité pour le marché de montrer qu'il est assez grand pour se sauver lui-même.
Et dire que pour Fortis, les actionnaires n'ont pas été consultés. Même le CA a été mis devant le fait accompli...
"Le groupe bancaire britannique Lloyds TSB a officiellement lancé son offre sur la banque HBOS (Halifax Bank of Scotland) lundi en envoyant à ses actionnaires une circulaire qui en précise les détails et en amorçant une augmentation de capital de 4,5 milliards de livres, à compléter par le gouvernement à hauteur d'un milliard de livres." (AFP)
Barclays avait déjà trouvé une solution pour éviter que le gouvernement n'entre dans son capital.
Soyons complet: dans l'opération Lloyds/HBOS, l'Etat britannique joue un rôle non négligeable, d'une part en garantissant l'augmentation de capital de 4.5 milliards (c'est à dire ce que les actionnaires n'apporteront pas comme capital sera souscrit par l'Etat), et d'autre part en souscrivant pour 1 milliard de livres d'actions privilégiées.
Belle opportunité pour le marché de montrer qu'il est assez grand pour se sauver lui-même.
Et dire que pour Fortis, les actionnaires n'ont pas été consultés. Même le CA a été mis devant le fait accompli...
dimanche 2 novembre 2008
La BCE va baisser son taux
Selon l'Echo, c'est presque une certitude.
Le plus piquant c'est la longue justification:
La BCE veut absolument donner l'impression que seule l'inflation la préoccupe.
Deux réflexions:
1. L'accélération et la décélération de l'inflation ne semblent pas avoir été une conséquence des modifications des taux d'intérêt. En effet, si la BCE baisse ses taux, mais que le marché bancaire ne suit pas (dans leurs prêts interbancaire et dans les prêts accordés aux autres agents économiques), cela ne sert à rien. De plus, l'inflation était due à des éléments externes, principalement le pétrole et les matières premières.
2. Un effet de bord de la hausse du taux d'intérêt est le ralentissement économique. La BCE porte encore le traumatisme de l'hyper inflation.
Il serait donc peut-être temps de revoir les objectifs de la BCE. Accepter un taux d'inflation de 5 ou 6 %, afin de conserver l'emploi, ne nous semble pas une hérésie.
Voir aussi les autres billets sur la politique et les objectifs de la BCE
Le plus piquant c'est la longue justification:
La BCE veut absolument donner l'impression que seule l'inflation la préoccupe.
Deux réflexions:
1. L'accélération et la décélération de l'inflation ne semblent pas avoir été une conséquence des modifications des taux d'intérêt. En effet, si la BCE baisse ses taux, mais que le marché bancaire ne suit pas (dans leurs prêts interbancaire et dans les prêts accordés aux autres agents économiques), cela ne sert à rien. De plus, l'inflation était due à des éléments externes, principalement le pétrole et les matières premières.
2. Un effet de bord de la hausse du taux d'intérêt est le ralentissement économique. La BCE porte encore le traumatisme de l'hyper inflation.
Il serait donc peut-être temps de revoir les objectifs de la BCE. Accepter un taux d'inflation de 5 ou 6 %, afin de conserver l'emploi, ne nous semble pas une hérésie.
Voir aussi les autres billets sur la politique et les objectifs de la BCE
samedi 1 novembre 2008
Barclays cède un tiers de son capital au Golfe pour éviter le gouvernement
Cela commence.
D'abord les fonds souverains du Golfe, puis les Chinois (ils ont un excédent de 1.500 milliards de dollars)
Ce sera peutêtre cela la conséquence principale de la crise?
D'abord les fonds souverains du Golfe, puis les Chinois (ils ont un excédent de 1.500 milliards de dollars)
Ce sera peutêtre cela la conséquence principale de la crise?
Quelques perles
Sur le site vidéo de rtl (ils feraient bien de rediriger automatiquement du site rtl à l'infini), une interview de Bruno Colmant, CEO d'Euronext.
"Euronext est la seule société qui a bien fonctionné ces derniers jours"
Alors que l'on annonce une restructuration en ...Europe.
"Le gouvernement a pris les bonnes décisions. Le capital à risque..est du capital que l'on place avec du risque"
De nouveau, amalgame manipulateur. Les actionnaires lésés de Fortis ne demandent pas à l'Etat de les indemniser de la chute du cours jusqu'à 5.4 €, mais bien des décisions absurdes qui ont mené l'action à 0.88 €
"L'UE a pris ds mesures concertés qui montrent à quel point cette institution est forte"
Faudrait relire la presse alors. Les pays-Bas ont montré leur solidarité avec la Belgique. Les montants garantis sont-ils les mêmes partout? Solidarité vis à vis du Luxembourg accusé de paradis fiscal? Mesures prises pour sauver les banques? Il n'ya même pas eu de cohérence pour les 4 banques belges, c'est dire.
Dommage que le journaliste n'ait pas rectifié!
"Euronext est la seule société qui a bien fonctionné ces derniers jours"
Alors que l'on annonce une restructuration en ...Europe.
"Le gouvernement a pris les bonnes décisions. Le capital à risque..est du capital que l'on place avec du risque"
De nouveau, amalgame manipulateur. Les actionnaires lésés de Fortis ne demandent pas à l'Etat de les indemniser de la chute du cours jusqu'à 5.4 €, mais bien des décisions absurdes qui ont mené l'action à 0.88 €
"L'UE a pris ds mesures concertés qui montrent à quel point cette institution est forte"
Faudrait relire la presse alors. Les pays-Bas ont montré leur solidarité avec la Belgique. Les montants garantis sont-ils les mêmes partout? Solidarité vis à vis du Luxembourg accusé de paradis fiscal? Mesures prises pour sauver les banques? Il n'ya même pas eu de cohérence pour les 4 banques belges, c'est dire.
Dommage que le journaliste n'ait pas rectifié!
vendredi 31 octobre 2008
Spam original: anticrise
Stock Index is constantly on the course down, many solid banks are on the edge of bankruptcy, Wall Street is down in panic, WHAT SHALL WE DO?!!!Just keep in mind that emotional stress would not help your health and take an antidepressant from our store, now twice as cheap as in any other one.
P.S And let the crisis help himself!
PS2: Oui j'ai supprimé le lien :-)
P.S And let the crisis help himself!
PS2: Oui j'ai supprimé le lien :-)
jeudi 30 octobre 2008
Les actions Fortis: dans le sac jaune ou dans le sac blanc
Ce midi, à un déjeuner de service club, on me demandait (à l'économiste de service...) s'il fallait mettre les actions Fortis dans le sac jaune ou le sac blanc.
Je suis assez fier de ma réponse:
A la déchetterie, parce qu'elles sont constituées par des "produits toxiques".
On s'amuse comme on peut :-)
Je suis assez fier de ma réponse:
A la déchetterie, parce qu'elles sont constituées par des "produits toxiques".
On s'amuse comme on peut :-)
La France se lancerait dans les "subprime"?
En France, et aussi en Belgique, les prêts sont accordés en fonction de la capacité de remboursement de l'emprunteur, plus qu'en fonction de la valeur de la maison.
Cette " sécurité va de pair avec une forme d'exclusion" déplore Valérie Plagnol, l'un des auteurs du rapport du CAE (source Capital.fr)
Capital rapelle judicieusement "Dans la même famille, le crédit hypothécaire rechargeable qui permet de réutiliser une hypothèque pour garantir un nouvel emprunt devait doper la consommation. Ce dispositif, lancé en 2006, n'a pas eu le succès escompté. Il était porté à l'époque par un ministre des Finances nommé… Nicolas Sarkozy."
Comme quoi, il est facile de critiquer...
Lorsque cette crise sera passée, il me semble utile de faire une vraie analyse du système etatsunien. En effet, deux optiques assez opposées:
1. En Europe (je suppose certains pays), les règles sont tellement strictes que le risque de défaillance est minime. (si quelqu'un a les chiffres...)
2. Aux Etats Unis, les règles permettent à plus de personnes d'accéder à la propriété.
Le choix est donc:
1. Le consommateur doit être protégé contre lui-même. Il n'est pas capable d'évaluer sa capacité de remboursement.
2. Tout le monde droit de devenir propriétaire, même ceux qui sont moins privilégiés.
C'est vrai que l'actualité nous démontre les limites et même les dérives du système américain. Il faudrait mettre en parallèle les limites du système "européen".
D'une part des Européens qui auraient pu devenir propriétaires sans problème et qui ne le peuvent pas, d'autre part des Etatsuniens qui perdent leur maison.
Peut-être le système idéal est-il à mi-chemin entre les deux?
Car quand on voit l'argent englouti dans les logements sociaux, je me demande si une formule d'aide à l'accès à la propriété ne serait pas une bonne chose, ce qui est l'objectif de la réforme de la déduction des prêts hypothécaires pour habitation unique, ou encore le système mis en place par la commune d'Etterbeek de bail emphytéotique.
Il est peut-être nécessaire d'aller plus loin dans ces formules.
Cette " sécurité va de pair avec une forme d'exclusion" déplore Valérie Plagnol, l'un des auteurs du rapport du CAE (source Capital.fr)
Capital rapelle judicieusement "Dans la même famille, le crédit hypothécaire rechargeable qui permet de réutiliser une hypothèque pour garantir un nouvel emprunt devait doper la consommation. Ce dispositif, lancé en 2006, n'a pas eu le succès escompté. Il était porté à l'époque par un ministre des Finances nommé… Nicolas Sarkozy."
Comme quoi, il est facile de critiquer...
Lorsque cette crise sera passée, il me semble utile de faire une vraie analyse du système etatsunien. En effet, deux optiques assez opposées:
1. En Europe (je suppose certains pays), les règles sont tellement strictes que le risque de défaillance est minime. (si quelqu'un a les chiffres...)
2. Aux Etats Unis, les règles permettent à plus de personnes d'accéder à la propriété.
Le choix est donc:
1. Le consommateur doit être protégé contre lui-même. Il n'est pas capable d'évaluer sa capacité de remboursement.
2. Tout le monde droit de devenir propriétaire, même ceux qui sont moins privilégiés.
C'est vrai que l'actualité nous démontre les limites et même les dérives du système américain. Il faudrait mettre en parallèle les limites du système "européen".
D'une part des Européens qui auraient pu devenir propriétaires sans problème et qui ne le peuvent pas, d'autre part des Etatsuniens qui perdent leur maison.
Peut-être le système idéal est-il à mi-chemin entre les deux?
Car quand on voit l'argent englouti dans les logements sociaux, je me demande si une formule d'aide à l'accès à la propriété ne serait pas une bonne chose, ce qui est l'objectif de la réforme de la déduction des prêts hypothécaires pour habitation unique, ou encore le système mis en place par la commune d'Etterbeek de bail emphytéotique.
Il est peut-être nécessaire d'aller plus loin dans ces formules.
mercredi 29 octobre 2008
Fortis:augmentation de capital
"Le dénominateur a évolué suite à une augmentation de capital qui a eu lieu le 16 octobre 2008 dans le cadre de l'exercice d'options octroyées en 2003 au personnel (61.751 actions nouvelles)."
Source: communiqué de presse de Fortis.
Ce serait tout de même très cynique de se demander si le personnel saute de joie.
Surtout que ces actions Fortis n'auront pas le fameux coupon 42 !
Source: communiqué de presse de Fortis.
Ce serait tout de même très cynique de se demander si le personnel saute de joie.
Surtout que ces actions Fortis n'auront pas le fameux coupon 42 !
mardi 28 octobre 2008
Le prix des maisons aux USA, chute suite aux subprimes?
Une info lue sur le site de l'Echo:
"Le prix médian de vente s'est établi à 218.400 dollars, en recul de 0,9% par rapport au mois précédent et de 9,1% sur un an."
Bien sûr, il s'agit des logements neufs, mais on peut estimer sans gros risque de se tromper que les ventes de maisons existantes suit peu ou prou la même tendance.
C'est cela "la chute vertigineuse des prix"?
Lorque l'on regarde les prix des maisons reprises par Fannie Mae et Freedy Mac, les conclusions sont encore plus étonnantes:
Il y a eu un maximum en avril 2007:225,3 % du prix du premier trimestre 91. Soit une augmentation moyenne de 4.3 % par an!
En août, cet indice était de 210,1 %, soit 7 % inférieur au maximum d'avril 2007.
Je m'étonne de ces chiffres qui semblent contredire tout ce qui a été dit...
"Le prix médian de vente s'est établi à 218.400 dollars, en recul de 0,9% par rapport au mois précédent et de 9,1% sur un an."
Bien sûr, il s'agit des logements neufs, mais on peut estimer sans gros risque de se tromper que les ventes de maisons existantes suit peu ou prou la même tendance.
C'est cela "la chute vertigineuse des prix"?
Lorque l'on regarde les prix des maisons reprises par Fannie Mae et Freedy Mac, les conclusions sont encore plus étonnantes:
Il y a eu un maximum en avril 2007:225,3 % du prix du premier trimestre 91. Soit une augmentation moyenne de 4.3 % par an!
En août, cet indice était de 210,1 %, soit 7 % inférieur au maximum d'avril 2007.
Je m'étonne de ces chiffres qui semblent contredire tout ce qui a été dit...
BCE, FED: privé ou public?
Je reprends ici un billet paru sur economiques.eu: FED, BCE, privé ou public?
On a déjà beaucoup parlé des causes de la crise.
Certains accusent le système libéral (même le système capitaliste!), d'autres l'intervention de l'Etat.
Je me pose tout de même la question de savoir si les banques centrales sont du domaine privé ou public.
La FED a été créé près le traumatisme de 29, le FMI et la Banque mondiale ou la BRI après la deuxième guerre.
L'objectif était d'éviter les crises dues au "libéralisme sans contrôle".
Il est futile de se poser la question si cette politique était libérale ou socialiste. Les libéraux, je préfère dire les (néo)classiques croient à l'autorégulation du marche à condition que celui-ci soit (presque) parfait.
Mais quelle est la responsabilité des banques centrales dans la crise? Quand on comprend les difficultés des banques centrales d'anticiper les chocs, de comprendre les chocs et ensuite de prendre les bonnes décisions. Quand on sait ensuite les difficultés que ces décisions aient les effets escomptés, par exemple la baisse des taux qui doit relancer le crédit interbancaire. Quand on sait et comprend tout cela, on mesure le risque que les décisions soient prises à contre temps.
Voir par exemple le colloque international de la BNB ou les décisions de la BCE.
Une analyse de Fortis fait remonter les causes de la crise à la bulle technologique, au 11 septembre. Pour éviter un "credit crunch", la FED a baissé ses taux de manière que l'on peut juger aujourd'hui, d'inconsciente?
On peut alors se demander si la crise actuelle n'est pas due justement à cette tentative d'amortir le choc. Un peu comme un barrage de retenue des eaux qui aurait évité pendant 10 ans de petites inondations et qui aujourd'hui n'arrive plus à retenir les milliard de mètres cubes d'eau accumulés.
Avec le problème supplémentaire de l'alea moral. Un peu comme si tout le monde supprimait son propre petit barrage, sachant que l'Etat avait construit un super barrage.
Car, répétons-le, même si nous ne l'avons pas dit clairement, le taux d'intérêt, donnée essentielle du capitalisme, n'est pas déterminé par le marché, mais par les banques centrales.
Quel est peut-être l'enjeu?
1. Augmenter la régulation: cela ne peut se faire qu'en analysant si la régulation des banques centrales et des Etats n'a pas été pro cyclique. En se posant la question de savoir si cette régulation ne va pas ralentir le bien être.
2. Diminuer ou en tout cas revoir fondamentalement les mécanismes de contrôle. Et peut-être surtout accepter que le capitalisme ou le libéralisme doit pour augmenter le bien être passer par des moments difficiles. Et au lieu d'éviter, plutôt d'esayer désespérément d'éviter des petites crises, au prix de crises beaucoup plus désastreuses, accepter ces crises en aidant ceux qui en souffrent le plus.
C'est un choix extrêmement difficile. mais qui doit être fait consciemment.
On a déjà beaucoup parlé des causes de la crise.
Certains accusent le système libéral (même le système capitaliste!), d'autres l'intervention de l'Etat.
Je me pose tout de même la question de savoir si les banques centrales sont du domaine privé ou public.
La FED a été créé près le traumatisme de 29, le FMI et la Banque mondiale ou la BRI après la deuxième guerre.
L'objectif était d'éviter les crises dues au "libéralisme sans contrôle".
Il est futile de se poser la question si cette politique était libérale ou socialiste. Les libéraux, je préfère dire les (néo)classiques croient à l'autorégulation du marche à condition que celui-ci soit (presque) parfait.
Mais quelle est la responsabilité des banques centrales dans la crise? Quand on comprend les difficultés des banques centrales d'anticiper les chocs, de comprendre les chocs et ensuite de prendre les bonnes décisions. Quand on sait ensuite les difficultés que ces décisions aient les effets escomptés, par exemple la baisse des taux qui doit relancer le crédit interbancaire. Quand on sait et comprend tout cela, on mesure le risque que les décisions soient prises à contre temps.
Voir par exemple le colloque international de la BNB ou les décisions de la BCE.
Une analyse de Fortis fait remonter les causes de la crise à la bulle technologique, au 11 septembre. Pour éviter un "credit crunch", la FED a baissé ses taux de manière que l'on peut juger aujourd'hui, d'inconsciente?
On peut alors se demander si la crise actuelle n'est pas due justement à cette tentative d'amortir le choc. Un peu comme un barrage de retenue des eaux qui aurait évité pendant 10 ans de petites inondations et qui aujourd'hui n'arrive plus à retenir les milliard de mètres cubes d'eau accumulés.
Avec le problème supplémentaire de l'alea moral. Un peu comme si tout le monde supprimait son propre petit barrage, sachant que l'Etat avait construit un super barrage.
Car, répétons-le, même si nous ne l'avons pas dit clairement, le taux d'intérêt, donnée essentielle du capitalisme, n'est pas déterminé par le marché, mais par les banques centrales.
Quel est peut-être l'enjeu?
1. Augmenter la régulation: cela ne peut se faire qu'en analysant si la régulation des banques centrales et des Etats n'a pas été pro cyclique. En se posant la question de savoir si cette régulation ne va pas ralentir le bien être.
2. Diminuer ou en tout cas revoir fondamentalement les mécanismes de contrôle. Et peut-être surtout accepter que le capitalisme ou le libéralisme doit pour augmenter le bien être passer par des moments difficiles. Et au lieu d'éviter, plutôt d'esayer désespérément d'éviter des petites crises, au prix de crises beaucoup plus désastreuses, accepter ces crises en aidant ceux qui en souffrent le plus.
C'est un choix extrêmement difficile. mais qui doit être fait consciemment.
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