Il est marrant, notre Trichet
Il fait tout pour que les déficits augmentent et puis il demande aux Etats de les diminuer.
Indépendance?
Il a reproché à Sarkozy d'avoir lancé un appel pour modifier les taux (taux que la BCE avait augmenté en plein début de la récession!).
Qu'il laisse les gouvernements se débrouiller...
Updtae: Le billet de Ludovic sur Econoblog
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dimanche 27 décembre 2009
dimanche 2 novembre 2008
La BCE va baisser son taux
Selon l'Echo, c'est presque une certitude.
Le plus piquant c'est la longue justification:
La BCE veut absolument donner l'impression que seule l'inflation la préoccupe.
Deux réflexions:
1. L'accélération et la décélération de l'inflation ne semblent pas avoir été une conséquence des modifications des taux d'intérêt. En effet, si la BCE baisse ses taux, mais que le marché bancaire ne suit pas (dans leurs prêts interbancaire et dans les prêts accordés aux autres agents économiques), cela ne sert à rien. De plus, l'inflation était due à des éléments externes, principalement le pétrole et les matières premières.
2. Un effet de bord de la hausse du taux d'intérêt est le ralentissement économique. La BCE porte encore le traumatisme de l'hyper inflation.
Il serait donc peut-être temps de revoir les objectifs de la BCE. Accepter un taux d'inflation de 5 ou 6 %, afin de conserver l'emploi, ne nous semble pas une hérésie.
Voir aussi les autres billets sur la politique et les objectifs de la BCE
Le plus piquant c'est la longue justification:
La BCE veut absolument donner l'impression que seule l'inflation la préoccupe.
Deux réflexions:
1. L'accélération et la décélération de l'inflation ne semblent pas avoir été une conséquence des modifications des taux d'intérêt. En effet, si la BCE baisse ses taux, mais que le marché bancaire ne suit pas (dans leurs prêts interbancaire et dans les prêts accordés aux autres agents économiques), cela ne sert à rien. De plus, l'inflation était due à des éléments externes, principalement le pétrole et les matières premières.
2. Un effet de bord de la hausse du taux d'intérêt est le ralentissement économique. La BCE porte encore le traumatisme de l'hyper inflation.
Il serait donc peut-être temps de revoir les objectifs de la BCE. Accepter un taux d'inflation de 5 ou 6 %, afin de conserver l'emploi, ne nous semble pas une hérésie.
Voir aussi les autres billets sur la politique et les objectifs de la BCE
vendredi 31 octobre 2008
L'inflation ralentit, la BCE peut baisser son taux
Puisque la BCE persiste à ne vouloir surveiller que l'inflation!
jeudi 30 octobre 2008
Les banques centrales peuvent-elles gérer la crise?
Nous avions fait état du billet sur economiques.eu sur la difficulté des banques centrales de prendre les bonnes décisions au bon moment.
Pour la FED, c'est en tout cas assez clair. A 1 %, le taux ne peut plus descendre énormément. Bien que l'on ait vu au Japon et en Suisse des taux d'intérêt négatifs. Ce qui n'est pas nécessairement absurde, cela encourage la consommation.
De plus la FED devra être très prudente. Si l'économie reprend, elle devra réagir très vite pour éviter une inflation importante et peut-être une nouvelle bulle spéculative.
La BCE a plus de marge de manoeuvre, écrit l'Echo dans son éditorial. C'est vrai que la BCE avait augmenté ses taux en juillet avant de prendre connaisance des chiffres de la quantité de monnaie...
Le problème du taux, c'est qu'une baisse peut avoir une série de conséquences:
1. Elle peut, si les banques et les agents économiques suivent, influencer la consommation et l'investissement.
2. Elle peut relancer l'inflation.
3. Elle peut dégrader la balance des paiements
4. Elle peut favoriser une bulle spéculative (si c'est l'immobilier, il y a un effet positif, en tout cas à court terme), si ce sont des actifs non productifs comme l'or, pas (peu) d'effet sur l'économie, si ce sont les matières premières, effet négatif.
5. Elle peut avoir un effet négatif sur le cours de change.
Il est donc primordial que les banques centrales et les Etats utilisent d'autres outils. Sachant que certains, comme les déficits publics, sont "interdits" par les critères de convergence de l'Euro.
Nous verrons ce que l'UE proposera en fin novembre.
Pour la FED, c'est en tout cas assez clair. A 1 %, le taux ne peut plus descendre énormément. Bien que l'on ait vu au Japon et en Suisse des taux d'intérêt négatifs. Ce qui n'est pas nécessairement absurde, cela encourage la consommation.
De plus la FED devra être très prudente. Si l'économie reprend, elle devra réagir très vite pour éviter une inflation importante et peut-être une nouvelle bulle spéculative.
La BCE a plus de marge de manoeuvre, écrit l'Echo dans son éditorial. C'est vrai que la BCE avait augmenté ses taux en juillet avant de prendre connaisance des chiffres de la quantité de monnaie...
Le problème du taux, c'est qu'une baisse peut avoir une série de conséquences:
1. Elle peut, si les banques et les agents économiques suivent, influencer la consommation et l'investissement.
2. Elle peut relancer l'inflation.
3. Elle peut dégrader la balance des paiements
4. Elle peut favoriser une bulle spéculative (si c'est l'immobilier, il y a un effet positif, en tout cas à court terme), si ce sont des actifs non productifs comme l'or, pas (peu) d'effet sur l'économie, si ce sont les matières premières, effet négatif.
5. Elle peut avoir un effet négatif sur le cours de change.
Il est donc primordial que les banques centrales et les Etats utilisent d'autres outils. Sachant que certains, comme les déficits publics, sont "interdits" par les critères de convergence de l'Euro.
Nous verrons ce que l'UE proposera en fin novembre.
mardi 28 octobre 2008
BCE, FED: privé ou public?
Je reprends ici un billet paru sur economiques.eu: FED, BCE, privé ou public?
On a déjà beaucoup parlé des causes de la crise.
Certains accusent le système libéral (même le système capitaliste!), d'autres l'intervention de l'Etat.
Je me pose tout de même la question de savoir si les banques centrales sont du domaine privé ou public.
La FED a été créé près le traumatisme de 29, le FMI et la Banque mondiale ou la BRI après la deuxième guerre.
L'objectif était d'éviter les crises dues au "libéralisme sans contrôle".
Il est futile de se poser la question si cette politique était libérale ou socialiste. Les libéraux, je préfère dire les (néo)classiques croient à l'autorégulation du marche à condition que celui-ci soit (presque) parfait.
Mais quelle est la responsabilité des banques centrales dans la crise? Quand on comprend les difficultés des banques centrales d'anticiper les chocs, de comprendre les chocs et ensuite de prendre les bonnes décisions. Quand on sait ensuite les difficultés que ces décisions aient les effets escomptés, par exemple la baisse des taux qui doit relancer le crédit interbancaire. Quand on sait et comprend tout cela, on mesure le risque que les décisions soient prises à contre temps.
Voir par exemple le colloque international de la BNB ou les décisions de la BCE.
Une analyse de Fortis fait remonter les causes de la crise à la bulle technologique, au 11 septembre. Pour éviter un "credit crunch", la FED a baissé ses taux de manière que l'on peut juger aujourd'hui, d'inconsciente?
On peut alors se demander si la crise actuelle n'est pas due justement à cette tentative d'amortir le choc. Un peu comme un barrage de retenue des eaux qui aurait évité pendant 10 ans de petites inondations et qui aujourd'hui n'arrive plus à retenir les milliard de mètres cubes d'eau accumulés.
Avec le problème supplémentaire de l'alea moral. Un peu comme si tout le monde supprimait son propre petit barrage, sachant que l'Etat avait construit un super barrage.
Car, répétons-le, même si nous ne l'avons pas dit clairement, le taux d'intérêt, donnée essentielle du capitalisme, n'est pas déterminé par le marché, mais par les banques centrales.
Quel est peut-être l'enjeu?
1. Augmenter la régulation: cela ne peut se faire qu'en analysant si la régulation des banques centrales et des Etats n'a pas été pro cyclique. En se posant la question de savoir si cette régulation ne va pas ralentir le bien être.
2. Diminuer ou en tout cas revoir fondamentalement les mécanismes de contrôle. Et peut-être surtout accepter que le capitalisme ou le libéralisme doit pour augmenter le bien être passer par des moments difficiles. Et au lieu d'éviter, plutôt d'esayer désespérément d'éviter des petites crises, au prix de crises beaucoup plus désastreuses, accepter ces crises en aidant ceux qui en souffrent le plus.
C'est un choix extrêmement difficile. mais qui doit être fait consciemment.
On a déjà beaucoup parlé des causes de la crise.
Certains accusent le système libéral (même le système capitaliste!), d'autres l'intervention de l'Etat.
Je me pose tout de même la question de savoir si les banques centrales sont du domaine privé ou public.
La FED a été créé près le traumatisme de 29, le FMI et la Banque mondiale ou la BRI après la deuxième guerre.
L'objectif était d'éviter les crises dues au "libéralisme sans contrôle".
Il est futile de se poser la question si cette politique était libérale ou socialiste. Les libéraux, je préfère dire les (néo)classiques croient à l'autorégulation du marche à condition que celui-ci soit (presque) parfait.
Mais quelle est la responsabilité des banques centrales dans la crise? Quand on comprend les difficultés des banques centrales d'anticiper les chocs, de comprendre les chocs et ensuite de prendre les bonnes décisions. Quand on sait ensuite les difficultés que ces décisions aient les effets escomptés, par exemple la baisse des taux qui doit relancer le crédit interbancaire. Quand on sait et comprend tout cela, on mesure le risque que les décisions soient prises à contre temps.
Voir par exemple le colloque international de la BNB ou les décisions de la BCE.
Une analyse de Fortis fait remonter les causes de la crise à la bulle technologique, au 11 septembre. Pour éviter un "credit crunch", la FED a baissé ses taux de manière que l'on peut juger aujourd'hui, d'inconsciente?
On peut alors se demander si la crise actuelle n'est pas due justement à cette tentative d'amortir le choc. Un peu comme un barrage de retenue des eaux qui aurait évité pendant 10 ans de petites inondations et qui aujourd'hui n'arrive plus à retenir les milliard de mètres cubes d'eau accumulés.
Avec le problème supplémentaire de l'alea moral. Un peu comme si tout le monde supprimait son propre petit barrage, sachant que l'Etat avait construit un super barrage.
Car, répétons-le, même si nous ne l'avons pas dit clairement, le taux d'intérêt, donnée essentielle du capitalisme, n'est pas déterminé par le marché, mais par les banques centrales.
Quel est peut-être l'enjeu?
1. Augmenter la régulation: cela ne peut se faire qu'en analysant si la régulation des banques centrales et des Etats n'a pas été pro cyclique. En se posant la question de savoir si cette régulation ne va pas ralentir le bien être.
2. Diminuer ou en tout cas revoir fondamentalement les mécanismes de contrôle. Et peut-être surtout accepter que le capitalisme ou le libéralisme doit pour augmenter le bien être passer par des moments difficiles. Et au lieu d'éviter, plutôt d'esayer désespérément d'éviter des petites crises, au prix de crises beaucoup plus désastreuses, accepter ces crises en aidant ceux qui en souffrent le plus.
C'est un choix extrêmement difficile. mais qui doit être fait consciemment.
lundi 27 octobre 2008
L'euro sous 1,24 dollar : un plus bas depuis avril 2006
La BCE ne sait plus que faire.
Lorsque la quantité de monnaie (M3) diminuait en juin, elle a augmenté son taux d'intérêt en juillet. Alors que la crise financière montrait son nez, elle a maintenu son taux.
Et puis, elle a bien été obligée de le baisser, alors que l'Euro baissait.
Cette baisse du taux d'intérêt a comme conséquence une baisse de l'euro vis à vis du dollar.
Soyons juste, ce n'est pas la seule raison: on s'attend à une récession plus longue en Europe qu'aux USA.
Mais peut-être parce que le marché a compris que la BCE faisait de l'inflation son "premier" objectif et que les autres objectifs ne peuvent se faire "au détriment" de l'objectif d'inflation.
Il serait peut-être temps que la BCE comprenne qu'une inflation de 5 ou 6 %, même si elle n'est pas souhaitable, n'a rien à voir avec l'hyperinflation de l'Allemagne (3.000.000 %). Entre 5 et 3.000.000, on a de la marge!
PS: Je n'ai évidemment pas comparé avec le Zimbabwe qui avait pris une mesure radicale: diviser son ancienne monnaie par 10.000.000.000 ...
Ce qui rend les comparaisons ... difficiles:
"Le 1er août 2008, la Banque centrale du Zimbabwe a supprimé 10 zéros de sa monnaie. Le nouveau dollar, code ISO "ZWR" a été introduit sur la base d'un ZWR = 10 milliards de ZWD.
Les rétrospectives sur le site avant le 1er août 2008 ne seront pas recalculés en ZWR, car il est impossible de diviser les cours par 10 milliards."
L'inflation est estimée à 531 milliards de %. Ce qui ne représente plus grand chose, sauf quand on se rend compte que cela signifie un triplement des prix chaque semaine. Un site montre l'augmentation en temps réel d'une bouteille de bière, mais je ne sais pas le taux d'inflation qui est utilisé.
Lorsque la quantité de monnaie (M3) diminuait en juin, elle a augmenté son taux d'intérêt en juillet. Alors que la crise financière montrait son nez, elle a maintenu son taux.
Et puis, elle a bien été obligée de le baisser, alors que l'Euro baissait.
Cette baisse du taux d'intérêt a comme conséquence une baisse de l'euro vis à vis du dollar.
Soyons juste, ce n'est pas la seule raison: on s'attend à une récession plus longue en Europe qu'aux USA.
Mais peut-être parce que le marché a compris que la BCE faisait de l'inflation son "premier" objectif et que les autres objectifs ne peuvent se faire "au détriment" de l'objectif d'inflation.
Il serait peut-être temps que la BCE comprenne qu'une inflation de 5 ou 6 %, même si elle n'est pas souhaitable, n'a rien à voir avec l'hyperinflation de l'Allemagne (3.000.000 %). Entre 5 et 3.000.000, on a de la marge!
PS: Je n'ai évidemment pas comparé avec le Zimbabwe qui avait pris une mesure radicale: diviser son ancienne monnaie par 10.000.000.000 ...
Ce qui rend les comparaisons ... difficiles:
"Le 1er août 2008, la Banque centrale du Zimbabwe a supprimé 10 zéros de sa monnaie. Le nouveau dollar, code ISO "ZWR" a été introduit sur la base d'un ZWR = 10 milliards de ZWD.
Les rétrospectives sur le site avant le 1er août 2008 ne seront pas recalculés en ZWR, car il est impossible de diviser les cours par 10 milliards."
L'inflation est estimée à 531 milliards de %. Ce qui ne représente plus grand chose, sauf quand on se rend compte que cela signifie un triplement des prix chaque semaine. Un site montre l'augmentation en temps réel d'une bouteille de bière, mais je ne sais pas le taux d'inflation qui est utilisé.
lundi 20 octobre 2008
La BCE "efforts extraordinaire pour soutenir les banques"
Jean-Claude Trichet, saluant les "efforts extraordinaires" faits par la BCE pour soutenir les banques.
Nous sommes tout de même étonnés de lire de telle déclarations.
Nous avions déjà à plusieurs reprises signalé que la réaction de la BCE était inadaptée à la situation.
Un article de fond montrait d'ailleurs l'absurdité de la hausse des taux de la BCE de début juillet.
Alors que certains "prennent leurs responsabilités" , même s'ils ne se sentent pas responsables, d'autres ne reconnaissent pas leurs erreurs.
Même si la politique monétaire des banques centrales est difficile à réaliser!
lundi 6 octobre 2008
Fortis: les occasions manquees
Update: Dehaene est nommé président du CA
Update: une action contre Fortis?
A suivre certainement. En tout cas on ne peut pas dire que l'actionnaire soit mieux traité qu'avant. Encore une occasion manquée?
Dans cette turbulence, je prends quelques minutes pour réfléchir.
Occasion manquée pour la BCE qui persiste et signe. Le crédit est resserré, la masse monétaire diminue, le prix du pétrole baisse: il est temps d'arrêter de rendre la vie encore plus difficile aux banques.
Occasion manquée pour l'Europe: chaque pays y va de sa petite (ou grande) mesure. Pas de coordination. Pas de "geste fort" de la part des 27 pays. Qui auraient pu montrer leur force.
Occasion manquée pour les banques belges. En Allemagne (avec l'aide du gouvernement c'est vrai), les banques se sont alliées pour sauver l'une des leurs.
Occasion manquée pour le gouvernement. Un geste "fort" en deux temps. Suffisament fort? Pourquoi ne pas garantir tous les dépôts, sans limite comme dans d'autres pays?
Occasion manquée pour les syndicats. Déjà faire une grève "préventive" alors que la situation économique est en berne, c'est irresponsable. En plus faire grève un jour où les citoyens s'inquiètent c'est cruel et tout sauf "solidaire".
Que d'occasions manquées. Le seul qui ait tout de même agi, c'est le gouvernement.
Pour les autres, prenez les occasions quand il est encore temps. Ce que vous faites aujourd'hui restera gravé dans les mémoires.
Et l'occasion, je l'espère, ne se représentera plus de sitôt.
Update: une action contre Fortis?
A suivre certainement. En tout cas on ne peut pas dire que l'actionnaire soit mieux traité qu'avant. Encore une occasion manquée?
Dans cette turbulence, je prends quelques minutes pour réfléchir.
Occasion manquée pour la BCE qui persiste et signe. Le crédit est resserré, la masse monétaire diminue, le prix du pétrole baisse: il est temps d'arrêter de rendre la vie encore plus difficile aux banques.
Occasion manquée pour l'Europe: chaque pays y va de sa petite (ou grande) mesure. Pas de coordination. Pas de "geste fort" de la part des 27 pays. Qui auraient pu montrer leur force.
Occasion manquée pour les banques belges. En Allemagne (avec l'aide du gouvernement c'est vrai), les banques se sont alliées pour sauver l'une des leurs.
Occasion manquée pour le gouvernement. Un geste "fort" en deux temps. Suffisament fort? Pourquoi ne pas garantir tous les dépôts, sans limite comme dans d'autres pays?
Occasion manquée pour les syndicats. Déjà faire une grève "préventive" alors que la situation économique est en berne, c'est irresponsable. En plus faire grève un jour où les citoyens s'inquiètent c'est cruel et tout sauf "solidaire".
Que d'occasions manquées. Le seul qui ait tout de même agi, c'est le gouvernement.
Pour les autres, prenez les occasions quand il est encore temps. Ce que vous faites aujourd'hui restera gravé dans les mémoires.
Et l'occasion, je l'espère, ne se représentera plus de sitôt.
mercredi 1 octobre 2008
La BCE peut-elle encore agir sur le taux?
Nous avions écrit que la BCE devait faciliter le crédit en baissant ses taux.
Or elle les a augmentés en juillet.
Quand on voit les taux que banques appliquent entre elles et quand on voit l'afflux de liquidités à la BCE, on peut se poser deux questions:
1. La BCE "détruit" pas mal de monnaies en laissant ces montants affluer.
2. Peut-elle encore influencer les taux? Ces taux, que ce soient les taux des prêts hypothécaires, les prêts interbancaires, ou les autres sont élevés à cause de la prime de risque.
Que la BCE essaye tout de même d'arrêter d'assécher le marché monétaire en baissant ses taux.
Bientôt il sera trop tard.
Update 2/10: La FED elle pourrait encore baisser ses taux!
Et Le Grand Barnum: Depuis la 2e guerre mondiale ...
Or elle les a augmentés en juillet.
Quand on voit les taux que banques appliquent entre elles et quand on voit l'afflux de liquidités à la BCE, on peut se poser deux questions:
1. La BCE "détruit" pas mal de monnaies en laissant ces montants affluer.
2. Peut-elle encore influencer les taux? Ces taux, que ce soient les taux des prêts hypothécaires, les prêts interbancaires, ou les autres sont élevés à cause de la prime de risque.
Que la BCE essaye tout de même d'arrêter d'assécher le marché monétaire en baissant ses taux.
Bientôt il sera trop tard.
Update 2/10: La FED elle pourrait encore baisser ses taux!
Et Le Grand Barnum: Depuis la 2e guerre mondiale ...
jeudi 18 septembre 2008
La BCE va-t-elle comprendre qu'elle ne peut que baisser son taux?
La BCE va-t-elle comprendre qu'elle ne peut influer sur le coût du pétrole?
Va-t-elle comprendre qu'il est temps d'arrêter de freiner l'économie qui va déjà mal?
Peut-être...
Va-t-elle comprendre qu'il est temps d'arrêter de freiner l'économie qui va déjà mal?
Peut-être...
samedi 13 septembre 2008
La BCE persite et signe
L'Echo titre Eurogroupe_exclut_tout_plan_de_relance
Les arguments et commentaires laissent rêveur:
par exemple "Il a ainsi noté la dépréciation de l'euro ces dernières semaines "qui est bienvenue même si l'euro reste à nos yeux surévalué" et la baisse des prix du pétrole et des matières premières agricoles.""
On ne peut pas dire que ce soit grâce à la BCE qui avait provoqué juste les mouvements inverses en augmentant leurs taux. D'ailleurs ces mouvements de baisse ne sont-ils pas dus à des anticipations de baisse des taux?
Ou encore
"il n'est pas question de laisser filer les déficits budgétaires, nous n'avons pas le droit de refaire en 2008 les mêmes erreurs que nous avions faites lors de chocs précédents".
Euh, si la situation a changé, refaire ce qui a été fait est-ce vraiment "refaire les mêmes erreurs"? Avons-nous déjà eu des chocs combinant crise financière et inflation importée?
"Le maintien des taux de la BCE "contribue à assurer la stabilité des prix à moyen terme", a-t-il réaffirmé, en répétant que la stabilité des prix est une condition nécessaire à une croissance durable."
Ah bon. Belle hétérotélie, lui qui disait plus haut que l'inflation était due au pétrole et produits agricoles. Et on a déjà vu que la hausse des taux amplifie ces phénomènes.
La BCE rate une deuxième fois l'occasion de jouer un rôle bénéfique dans l'économie.
Les arguments et commentaires laissent rêveur:
par exemple "Il a ainsi noté la dépréciation de l'euro ces dernières semaines "qui est bienvenue même si l'euro reste à nos yeux surévalué" et la baisse des prix du pétrole et des matières premières agricoles.""
On ne peut pas dire que ce soit grâce à la BCE qui avait provoqué juste les mouvements inverses en augmentant leurs taux. D'ailleurs ces mouvements de baisse ne sont-ils pas dus à des anticipations de baisse des taux?
Ou encore
"il n'est pas question de laisser filer les déficits budgétaires, nous n'avons pas le droit de refaire en 2008 les mêmes erreurs que nous avions faites lors de chocs précédents".
Euh, si la situation a changé, refaire ce qui a été fait est-ce vraiment "refaire les mêmes erreurs"? Avons-nous déjà eu des chocs combinant crise financière et inflation importée?
"Le maintien des taux de la BCE "contribue à assurer la stabilité des prix à moyen terme", a-t-il réaffirmé, en répétant que la stabilité des prix est une condition nécessaire à une croissance durable."
Ah bon. Belle hétérotélie, lui qui disait plus haut que l'inflation était due au pétrole et produits agricoles. Et on a déjà vu que la hausse des taux amplifie ces phénomènes.
La BCE rate une deuxième fois l'occasion de jouer un rôle bénéfique dans l'économie.
jeudi 14 août 2008
Alors, la zone Euro, en récession ou pas?
L'Echo commente la diminution du PIB constatée au deuxième trimestre.
Pour parler de récession, il faut en effet qu'il y ait deux trimestres conécutifs d'une baisse du PIB.
Le problème n'est pas variment là.
la vraie question à se poser, c'est "Faut-il faire quelque chose" et si oui "que faut-il faire"?
Il est tout de même assez significatif que la BCE ait augmenté son taux d'intérêt en juillet. Cette augmentation a deux effets, conséquences du même mécanisme:
1. Une diminution de l'inflation, si cette inflation est due à une augmentation de la demande plus rapide que l'offre.
2. Une ralentissement de l'activité économique.
Deux réflexions à ce sujet:
1. La hausse des prix constatée était due à l'augmentation du prix du pétrole et tous les produits qui incorporent une part non négligeable de pétrole.
2. Dans ce cas la hausse des taux ne semble pas être une bonne idée. Comme on pouvait le prévoir, la demande de pétrole a diminué et par conséquence son prix.
Il est un peu tard pour la BCE de se rendre compte que la zone euro se porte mal. Il est un peu tard et surtout, la décision d'augmenter les taux était contre productive. D'abord parce que les agents économiques avaient déjà commencé à adapter leurs comportements et ensuite parce que le crédit était déjà plus difficile à obtenir.
Cette hausse des taux risque donc d'amplifier le phénomène.
L'adaptation des agents économiques est de deux types: d'abord une diminution de la consommation de pétrole. Or la variation de la demande a un impact important sur le prix du pétrole, que ce soit dû à la spéculation ou non d'ailleurs. Ensuite, une réallocation du budget. En effet, comme il est difficile de diminuer sa consommation de pétrole de 40 ou 50 % en quelques semaines, les agents ont dû diminuer leurs dépenses pour d'autres biens et services.
Ces deux facteurs ont donc poussé les prix vers le bas. Le prix du pétrole d'abord, et les prix des autres biens ensuite.
Mais si nous ne pouvons que nous féliciter d'une baisse de la consommation de pétrole, nous devons tout de même nous inquiéter de la baisse de consommation et d'investissement des autres biens et services.
En ce qui concerne le crédit, les taux avaient augmenté depuis longtemps et les banques sont un peu moins enclines à prêter. Si la hausse du taux d'intérêt est une bonne nouvelle apparente pour les épargnants, c'est au contraire une moins bonne nouvelle pour ceux qui veulent emprunter. Les banques doivent en effet payer plus cher les fonds de leurs clients. Et le taux de refinancement est plus élevé, alors même que les banques hésitent, à tort ou à raison, de se prêter de l'argent.
Nous espérons que la BCE oubliera ses dogmatismes et n'attendra pas un deuxième semestre pour prendre les bonnes décisions.
Pour parler de récession, il faut en effet qu'il y ait deux trimestres conécutifs d'une baisse du PIB.
Le problème n'est pas variment là.
la vraie question à se poser, c'est "Faut-il faire quelque chose" et si oui "que faut-il faire"?
Il est tout de même assez significatif que la BCE ait augmenté son taux d'intérêt en juillet. Cette augmentation a deux effets, conséquences du même mécanisme:
1. Une diminution de l'inflation, si cette inflation est due à une augmentation de la demande plus rapide que l'offre.
2. Une ralentissement de l'activité économique.
Deux réflexions à ce sujet:
1. La hausse des prix constatée était due à l'augmentation du prix du pétrole et tous les produits qui incorporent une part non négligeable de pétrole.
2. Dans ce cas la hausse des taux ne semble pas être une bonne idée. Comme on pouvait le prévoir, la demande de pétrole a diminué et par conséquence son prix.
Il est un peu tard pour la BCE de se rendre compte que la zone euro se porte mal. Il est un peu tard et surtout, la décision d'augmenter les taux était contre productive. D'abord parce que les agents économiques avaient déjà commencé à adapter leurs comportements et ensuite parce que le crédit était déjà plus difficile à obtenir.
Cette hausse des taux risque donc d'amplifier le phénomène.
L'adaptation des agents économiques est de deux types: d'abord une diminution de la consommation de pétrole. Or la variation de la demande a un impact important sur le prix du pétrole, que ce soit dû à la spéculation ou non d'ailleurs. Ensuite, une réallocation du budget. En effet, comme il est difficile de diminuer sa consommation de pétrole de 40 ou 50 % en quelques semaines, les agents ont dû diminuer leurs dépenses pour d'autres biens et services.
Ces deux facteurs ont donc poussé les prix vers le bas. Le prix du pétrole d'abord, et les prix des autres biens ensuite.
Mais si nous ne pouvons que nous féliciter d'une baisse de la consommation de pétrole, nous devons tout de même nous inquiéter de la baisse de consommation et d'investissement des autres biens et services.
En ce qui concerne le crédit, les taux avaient augmenté depuis longtemps et les banques sont un peu moins enclines à prêter. Si la hausse du taux d'intérêt est une bonne nouvelle apparente pour les épargnants, c'est au contraire une moins bonne nouvelle pour ceux qui veulent emprunter. Les banques doivent en effet payer plus cher les fonds de leurs clients. Et le taux de refinancement est plus élevé, alors même que les banques hésitent, à tort ou à raison, de se prêter de l'argent.
Nous espérons que la BCE oubliera ses dogmatismes et n'attendra pas un deuxième semestre pour prendre les bonnes décisions.
mercredi 30 juillet 2008
L'inflation au plus haut, baisse de M3: la BCE va-t-elle augmenter son taux?
L'inflation bat un nouveau record en juillet.
Et pourtant M a diminué en juin.
Et pourtant la BCE a augmenté son taux début juillet.
Alors, la BCE va appliquer les vieilles recettes, sans se poser la question de savoir si elles sont efficaces? Augmenter une fois encore le taux d'intérêt?
ou bien va-t-elle, enfin, réfléchir et baisser le taux d'intérêt?
Et pourtant M a diminué en juin.
Et pourtant la BCE a augmenté son taux début juillet.
Alors, la BCE va appliquer les vieilles recettes, sans se poser la question de savoir si elles sont efficaces? Augmenter une fois encore le taux d'intérêt?
ou bien va-t-elle, enfin, réfléchir et baisser le taux d'intérêt?
jeudi 24 juillet 2008
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