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samedi 7 mars 2009

PROF, la nouvelle revue de propagande du ministre Dupont

PROF, la nouvelle revue de propagande du ministre Dupont

Les enseignants de la Communauté française étaient tout contents. On leur avait annoncé une revue rien que pour eux : PROF.

Les objectifs faisaient rêver :

« Cette nouvelle revue a pour premier objectif de susciter la réflexion et le débat au sein du monde de l’enseignement, tous niveaux et réseaux confondus en Wallonie et à Bruxelles. »

Enfin un débat

Enfin un débat. Dieu sait si les enseignants ont l’impression d’être écartés du débat. Que ce soit pour les programmes, pour les réformes, pour les décrets mixité et autres.

Enfin un ministre qui a le courage de susciter le débat. Enfin un ministre qui se rend compte du manque de qualité de l’enseignement. Enfin un ministre qui veut susciter la réflexion.

Puis voilà la revue.

D’abord, admirons la créativité du titre : PROF. Il fallait y penser. C’est vrai que le titre « enseignons » a déjà été pris. Par quelqu’un qui comprend qu’un verbe d’action qualifie mieux les enseignants qu’une abréviation utilisée souvent avec un sourire par les adolescents. Mais je suppose qu’ils n’ont rien trouvé d’autre…

Ayant appris le libre examinisme, je refuse de me laisser influencer par ce vocable mal choisi. Pour une fois que le ministre tente quelque chose, pour une fois que le ministre propose le dialogue, je l’accepte avec empressement.

D’autant plus qu’il a écrit : « La rédaction vise à donner une information claire et objective sur l’actualité de l’éducation. Elle explique les décisions, décrypte les nouveaux textes, mais fait aussi écho aux recherches les plus pointues et aux réponses apportées par les acteurs de terrain. »

Ce sera donc une revue aussi intéressante que Klasse chez nos voisins du Nord.

« Un incident de parcours » ? Tout de même pas le décret Mixité

Cela commence mal : le rédacteur en chef dans son éditorial parle d’un « incident de parcours » qui « braque les projecteurs de l’actualité sur une couture qui craque ». Je ne peux que supposer qu’il parle du décret mixité, encore que ce serait énorme et peu honnête intellectuellement de comparer le décret à un « incident de parcours ». Mais je ne vois rien d’autre de moins grave.

Des titres accrocheurs au contenu décevant

Heureusement il y a des articles de fond. Sur les échecs des élèves en secondaire et dans le supérieur, sur le Sport à l’école, sur le burnout. Mais les articles sont loin d’être à la hauteur de ce que les titres suscitent comme attente.

Puis, de la publicité. Beaucoup de publicité. Pas de la publicité commerciale, madame Arena reviendrait en courant de son SPF des Pensions pour empêcher cela. Mais n’oublions pas les prochaines élections et je suppose que « décrypter l’information pour les enseignants » veut dire montrer aux enseignants tout ce que l’on fait pour eux.

« On dégonfle la bulle des inscriptions », « Les encadrements différenciés », « Le Cybermedia : plein de PC pour nos élèves », « Le décret Réussite ». Autant en profiter pour dire tout ce que l’on a fait de bien. A quelques mois des élections, c’est utile.

Mais un « décryptage » aurait signalé que les PC en Wallonie arrivent avec des mois de retard, que l’appel d’offres a été passé avant la diminution des prix des PC et l’avènement de PC « minimum ». Ou encore que le décret Mixité a créé plus de problèmes qu’il n’en a (pour l’instant, nous l’espérons) résolus.

Bien sûr il est sympathique de lire les témoignages de collègues, les petits potins. Mais cela se fait aujourd’hui sur un blog ou sur un site Internet.

Des questions alors :

  1. Que comprend le budget de 550.000 € ? 4 personnes, plus quinze personnes dans le « comité d’accompagnement », plus une société pour le graphisme et la mise en page, plus les frais d’impression et d’envoi de 580.000 exemplaires par an… Quels sont les coûts non comptabilisés ?
  2. Pourquoi avoir choisi la version papier ? Pourquoi ne pas laisser au moins le choix entre le papier et le format électronique ?
  3. Pourquoi imposer aux professeurs la réception de ce magazine ? Il serait bien d’insérer une carte réponse dans le prochain magazine pour permettre à ceux qui souhaitent continuer à le recevoir de s’inscrire. On économisera du papier et des frais d’expédition.
  4. Pourquoi ne pas s’être inspiré de ce que font nos voisins du Nord. C’est vrai que la Finlande est plus attirante, mais le professionnalisme de nos voisins du Nord et la qualité de leur site Internet est un exemple à suivre.
  5. Pourquoi ne pas avoir capitalisé sur ce qui existe déjà ? Je pense au site enseignons.be, au site sbpm.be des professeurs de mathématique et à leur revue, ou encore à la liste de discussion profecobel.be des professeurs de sciences économiques.
  6. Pourquoi appliquer une politique de droits d’auteur stricte. Klasse (Communauté flamande) peut être copié sans problème.

Soyons bon prince : le premier numéro est un numéro d’essai. Disons le numéro 0. ce sera mieux la prochaine fois.

Tiens la prochaine fois ce sera en juin. Avant ou après les élections ?

lundi 26 janvier 2009

La juge Schurmans: étonnant, incompréhensible...et plus encore

Mise à jour 27/1/09

Comme nous l'apprend le Grand Barnum, on n'a pas fini de rigoler :-)

Le Grand Barnum: Schurmans se rebiffe ...


25/12/08

Plusieurs articles dans Le Soir entre autres expliquent la version du mari et de la juge. Le communiqué de presse est même publié sur le site du Standaard.

Revoyons cela.

Le 10 décembre, la juge rentre chez elle. Elle est "complètement bouleversée" (" volledig ingestort"). Son mari savait bien sûr que l'affaire importante du moment était Fortis (" deze zaak voor de kamer" "Fortis-zaak").

Elle ne lui dit absolument rien sur la direction que prend la décision. Enfin, elle lui dit quand même que cette décision aura des conséquences négatives sur son travail ("dramatische gevolgen voor haar werk") et aussi pour le pays ("nooit geziene gevolgen zou kunnen hebben voor het land").

Notons que son avis sur les conséquences négatives pour le pays sont le résultat d'un avis personnel (non partagé par ses collègues), mais quelles pouvaient bien donc être ces conséquences dramatiques pour son travail?

A ce moment, le brave mari reconnaît qu'il fait le lien avec l'affaire Fortis (ben tiens) ("was het voor iedereen duidelijk")

En mari aimant, il appelle le médecin qui met la brave juge (qui aurait été l'objet de harcèlements tant physiques (sic) que verbaux ou encore mentaux :"door een collega fysiek, verbaal en mentaal zwaar belaagd was geweest"). Il a raison, si la juge est détruite à un tel point, elle a besoin d'aide médicale.

Mais il ne s'arrête pas là: il appelle son vieil ami, monsieur D'Hondt, qui par le plus grand des hasards est chef de cabinet du Premier, pour lui demander de nommer son épouse dans le comité Lamfalussy. En lui expliquant tout de même que sa démarche était justifiée par la tournure que prenait ce "fameux" dossier Fortis. (" heb ik dhr. Hans D’Hondt inderdaad over de dramatische proceduregang in de Fortis-zaak geïnformeerd")

Soyons complet, selon le mari, aucune faute a été commise. En effet:

1. Son épouse de juge ne lui a pas dévoilé le contenu de l'arrêt. Elle lui a seulement fait part des pressions qu'elle a subies, des conséquences néfastes, etc. ("Christine heeft niets inhoudelijks over het beraad prijsgegeven maar heeft me enkel geduid op de onregelmatige proceduregang, de onaanvaardbare druk die op haar werd uitgeoefend en op de dramatische gevolgen die hierdoor teweeggebracht kunnen worden voor Justitie en voor het algemeen belang van het land.")

Il était impossible de comprendre que l'arrêt irait dans le sens que ne souhaitait pas l'Etat? C'est en tout cas qu'essaye de sous entendre le mari.

2. C'est sur sa propre initiative qu'il a appelé son copain. Il ne "lui a rien dévoilé sur le contenu de l'arrêt " ("niet over de inhoud van het beraad"). Mais il a tout de même signalé les pressions qu'elle avait subie, les conséquences dommageables (pour le pays ET pour la justice) et la démission souhaitée par la brave juge.

La vérité judiciaire tranchera puisque un dossier est mis à l'instruction au pénal.

Mais on peut trouver tout cela étonnant.

Je le trouve....

mercredi 31 décembre 2008

Fréquences radios: quand on veut on peut..

Nous avions relaté la saga de l'attribution des fréquences FM et la manière dont BFM avait été écarté de manière tout de même étonnante pour un observateur extérieur.

Lessines Inter a (aussi) souffert de cette attribution de fréquences. Comme nous l'apprend La libre, "La ministre de la Culture de la Communauté française, Fadila Laanan, va lancer un appel d'offres au printemps 2009 pour une nouvelle fréquence radio"

La suite vaut son pesant d'or:


"Suite aux deux appels précédents, aux recours et à la décision du Conseil d'Etat et à la mise en oeuvre pratique des autorisations, il apparaît que des besoins n'ont pas été satisfaits", indique la ministre. "C'est pourquoi j'ai invité le service technique des fréquences du ministère à entamer une recherche de fréquence."

Suite à cela, une fréquence a pu être détectée et un appel d'offres restreint pourra être lancé au printemps 2009"

Donc si je comprends bien, les fréquences radio jouent à cache cache et il faut lancer des recherches pour les trouver.

Grand bien fasse à Lessines Inter.

La ministre ne pourrait-elle pas lancer une recherche aussi pour une radio dont la nécessité est plus grande encore en ces temps de crise financière? Car il faut bien reconnaître que les infos des différentes radios et TV sont plutôt généralistes. Ce n'est pas un reproche: une information structurée et recherchée est nécessaire.

BFM le faisait.

BFM le fera?

mardi 30 décembre 2008

Herman van Rompuy, Premier?

Tout d'abord, que l'on me comprenne bien: le plus important est de sortir très rapidement de cette crise. Donc Herman Van Rompuy, pourquoi pas?

Mais il est tout de même affligeant de voir comment la politique se fait chez nous!

On a justifié Leterme parce qu'il avait eu 800.000 voix. On a justifié le CD&V parce qu'il était avec la NVA le premier parti.

Qui est le premier parti aujourd'hui? Le MR!

Logiquement (mais y a-t-il une logique en politique?), c'est au MR que la place du Premier aurait dû revenir.

Au lieu de cela, on se lance dans des bagarres dans laquelle personne ne sort gagnant:

1. Pas Reynders. Le PS n'en veut pas. La peur que cela profite au MR l'emporte sur le fait que cela aurait profité aux francophones.

2. Pas Verhostad: un VLD, non mais. Le CD&V ne peut pas prendre le risque que ce soit un VLD qui résolve la crise.

3. Pas Dehaene: il est trop dangereux, il pourrait arriver à une solution. Donc, le VLD n'en veut pas.

Bon, il faut un CD&V, pas trop fort pour qu'il ne résolve pas les problèmes sur lesquels Leterme s'est cassé les dents.

Herman Van Rompuy avait ce profil.

Mais ce n'est pas fini: la place du Président de la Chambre devient libre. Comme le VLD a "fait une fleur" au CD&V, il faut qu'on leur renvoie l'ascenseur.

On prend alors Patrick De Wael (pas encore confirmé) comme président de la Chambre. Zut, il était ministre de l'Intérieur. Il faut trouver un remplaçant. Ben, si on prenait ...comment il s'appelle encore, ah oui: Guido De Padt. VLD aussi.

Maintenant il faut recompter tous les points. Un Premier cela vaut combien de points? Le président de la Chambre? Combien.

Tiens au fond, le MR a négocié quoi?

Et le PS? Les Flamands lui doivent une fière chandelle pour Didier Reynders. Suis curieux de voir!

mercredi 24 décembre 2008

Un dossier pénal lancé contre la juge Schurmans

Le Soir nous apprend qu'un dossier pénal est lancé contre la Juge qui est soupçonnée d'avoir renseigné son mari sur l'issue des délibérations de la Cour d'Appel.

Cette Juge avait elle déposé plainte contre ses collègues pour "harcèlement au travail" (sic). Cela parce que ses collègues étaient passés chez elle pour lui faire signer l'arrêt, alors qu'elle était "en congé maladie".

Intéressant de voir ce que cela donnera :-)

Les petits jeux des politiques, y en a marre

Traduction libre de "

"Ondernemers zijn politieke spelletjes beu"

Faut dire qu'il n'y a pas que les entrepreneurs flamands.

Mais eux ils le disent!

mercredi 5 novembre 2008

Les politiques décident pour nous: nous sommes trop débiles pour choisir

C'est la raison de l'interdiction de la vente conjointe.

C'est la raison de l'interdiction de la vente de GSM pour enfants.

Le principe: 1 GSM qui permet à l'enfant d'être appelé et ne lui permet que d'appeler deux ou trois numéros programmés.

Cela peut être utile.

Le "ministre qui sait mieux que les consommateurs débiles ce qui est bon pour eux" a décidé d'en interdire la vente.
Dont acte

dimanche 26 octobre 2008

BFM aurait-il une chance au CSA?

Comme je l'écrivais, la décision de refuser à BFM de continuer à émettre pouvait être soupçonnée d'avoit été guidée par des motifs politiques.

La Libre nous apprend que le CSA a retiré ses décisions concernant le plan de fréquences, suite à un avis du Conseil d'Etat.

Affaire à suivre.

dimanche 19 octobre 2008

BHV

BHV, on en parle beaucoup moins pour l'instant.


Je suis tombé, grâce au Grand Barnum, sur le blog Vlaamse Web Ring Blog, sur la "vision wallone de BHV" .

Notons que la vision d'Elio Di Rupo est assimilée à la version "wallone", et plus particulièrement, son "document pédagogique"

Nous avons déjà écrit ici sur la manière dont le camarade Elio pouvait simplifier l'origine de la crise, et avons relayé une analyse de son opuscule "Etre socialiste aujourd'hui".
Donc, je ne crois pas que la vision "wallone" puisse se résumer à ce qu'écrit Di Rupo...

Soit.

L'auteur se décrit comme "Als overtuigde Vlaming" et le choix des couleurs jaune et noire ne sont certainement pas un hasard ou une négligence.

Son argumentaire est clair:

1. Bruxelles était flamande il y a deux cents ans. Donc doit redevenir flamande.

Ben oui. Et aux USA il faut parler Chiroquois ou espagnol?
L'argument ne tient pas.

2. Il n'est pas normal que les Flamands aient des difficultés pour se faire soigner dans leur propre langue à Bruxelles.

C'est vrai. Comme l'habitant de Crainem doit pouvoir parler français à son administration communale.

3. La francisation du Brabant flamand continue

Et alors? Plutôt que de forcer les gens à parler une langue, donnons-leur envie de parler cette langue. Oblige-t-on les commerçants à la Côte à parler français? C'est le contraire: on essaye de le leur interdire!
C'est comme si l'on interdisait au Romains de parler anglais.
Frustration flamande. Ils n'arrivent pas à donner envie de parler leur langue, alors ils essayent la coercition.

4. Bruxelles est bilingue, Zaventem unilingue flamande.

Bruxelles bilingue? La loi a défini le bilinguisme à Bruxelles, mais les faits sont très différents.
Bien des études ont été faites, mais les Flamands ont toujours refusé un réel recensement linguistique. Mais l'étude de Rudi Janssens montre très clairement la prédominance incontestable du français.

5. La loi a défini l'emploi des langues.

Et là nous sommes au centre du débat.
La loi doit normalement protéger les plus faibles.
Et les Flamands se sonsidèrent donc comme "colonisés", ils doivent "se battre

Quelques morceaux choisis:
"de nadelen die de Vlaamse burgers ondervinden van de inwijking van de rijke Brusselse burgers"

"de autochtone Vlaamse burgers uit hun leefmilieu wegdrukken"

"Slechts in 70,9% van de Vlaams-Brabantse gezinnen met een kind geboren in 2004 gebeurt de communicatie in het Nederlands"

La loi doit-elle imposer une langue? De quel droit? Le droit du plus fort puisque les Flamands sont majoritaires au Parlement?

Je ne ferai pas la même erreur en croyant que VWR représente la "vision flamande" de BHV.

Il y a d'autres arguments que je comprends aussi (et peut-être mieux):

1. Les transferts Nord Sud pas bien utilisés.

Le sentiment flamand est que l'argent qui est transféré est mal utilisé. Il faut bien reconnaître qu'il n'y a pas que les Flamands qui se posent ces questions, loin de là.

rappelons tout de même que les transferts ont eu lieu vers la Flandre pendant longtemps et que dans le futur cela risque d'être de nouveau le cas.

2. La différence de culture est importante.

Cela semble être un truisme à première vue. Mais qu'est un Flamand? Quelqu'un qui habite en Flandres? Et tous les francophones qui habitent en flandres? Et tous les Flamands qui habitent en Wallonie? Et les couples mixtes linguistiquement? Et les Bruxellois?

3. Une diférence de traitement entre électeurs?

Et le fait que les Flamands soient surreprésentés à Bruxelles? C'est juste?

Conclusions:

Il serait temps de "repartir de zéro".

D'oublier pour un temps toutes les frustrations. Et de chercher une solution qui satisfasse tout le monde.

Sinon, nous allons assister à de belles bagarres. Et Bruxelles devrait alors prendre ses distances d'avec la Flandre et peut-être avec la Wallonie.

lundi 6 octobre 2008

Fortis: les occasions manquees

Update: Dehaene est nommé président du CA

Update
: une action contre Fortis?
A suivre certainement. En tout cas on ne peut pas dire que l'actionnaire soit mieux traité qu'avant. Encore une occasion manquée?

Dans cette turbulence, je prends quelques minutes pour réfléchir.

Occasion manquée pour la BCE qui persiste et signe. Le crédit est resserré, la masse monétaire diminue, le prix du pétrole baisse: il est temps d'arrêter de rendre la vie encore plus difficile aux banques.

Occasion manquée pour l'Europe: chaque pays y va de sa petite (ou grande) mesure. Pas de coordination. Pas de "geste fort" de la part des 27 pays. Qui auraient pu montrer leur force.

Occasion manquée pour les banques belges. En Allemagne (avec l'aide du gouvernement c'est vrai), les banques se sont alliées pour sauver l'une des leurs.

Occasion manquée pour le gouvernement. Un geste "fort" en deux temps. Suffisament fort? Pourquoi ne pas garantir tous les dépôts, sans limite comme dans d'autres pays?

Occasion manquée pour les syndicats. Déjà faire une grève "préventive" alors que la situation économique est en berne, c'est irresponsable. En plus faire grève un jour où les citoyens s'inquiètent c'est cruel et tout sauf "solidaire".

Que d'occasions manquées. Le seul qui ait tout de même agi, c'est le gouvernement.

Pour les autres, prenez les occasions quand il est encore temps. Ce que vous faites aujourd'hui restera gravé dans les mémoires.

Et l'occasion, je l'espère, ne se représentera plus de sitôt.

vendredi 3 octobre 2008

BFM, vraiment fini pour 9 ans?

C'est ce qui semblerait en lisant L'Echo en ligne.


Vraiment dommage: ces derniers jours j'aurais aimé pouvoir écouter BFM pour avoir un vrai décryptage de l'info.

Je ne suis pas le seul.

BFM disparaît. La politique a raison comme toujours

Si au moins la décision était une décision réfléchie, mais non, c'est de la pure politique.

La seule radio économique.

BFM nous a manqué ces derniers jours. Nous aurions eu de vraies analyses.

Et puis un ministre ou l'autre osera déplorer que la population ne connait rien.

Vive la médiocrité!

samedi 27 septembre 2008

Etre socialiste aujourd'hui. Livre de monsieur Di Rupo, président du PS

Une analyse du "nouveau livre de monsieur Di Rupo" que je recopie du site economiques.eu

Lire aussi ce que Charles Bricman en dit.


Quelques extraits du livre de monsieur Di Rupo, "être socialiste aujourd'hui". Morceaux choisis de manière partiale évidemment. Je vous encourage à lire ce livre et à réfléchir à ce que dit monsieur Di Rupo. Et chaque fois à confronter ce qu'il dit à ce qu'il a fait.
Mes commentaires sont chaque fois en italiques.


Tous les commentaires sont les bienvenus.





Des conditions matérielles insatisfaisantes, des injustices, des inégalités constituent autant de barrières à l’épanouissement des individus. Ce sont ces barrières que les socialistes entendent faire tomber.


1. Les conditions matérielles ? Deux manières de les améliorer : prendre à ceux qui réussissent pour donner aux plus faibles, vision socialiste ou permettre à l’ensemble de la population d’augmenter son bien-être.
Dans le premier cas, on n’augmente pas le « gâteau ». On risque même de le diminuer, ceux qui ont le « poids de la solidarité sur les épaules risquant de partir ou de produire moins.
Dans le deuxième cas, le « gâteau » augmente. Plus de richesses pour tous. Pour les plus aisés certes, mais pour les moins aisés aussi.
2. Injustices ? Mot qui peut être interprété très différemment. Par exemple « à travail égal, salaire égal ». Or une indépendant qui travaille une heure et demande 20 € pour cette heure, gagnera soit 16.5 € (20€ moins la TVA) s’il travaille peu et n’est pas taxé, soit moins de 7.5 € s’il gagne une fortune, à savoir plus de 3.000 € brut par an. « Justice » avez-vous dit ?
Autre exemple : un chômeur reçoit 850 € et peut mettre son enfant à la crèche gratuitement. Une autre personne travaillera 150 heures par mois pour 1.200 € et payera alors la crèche de ses enfants. Justice ?
3. Barrières ? Et toutes les barrières que les socialistes ont créées ?


Les socialistes croient en la force de la volonté individuelle
J’hésite. Est-ce du cynisme ?
Les socialistes croient en la perversion de la volonté individuelle. Raison pour laquelle il faut tout régenter, salaire minimum, durée maximum du temps de travail, imposition des transactions boursières, des plus values, etc.



Depuis des décennies, il [le PS] apporte le progrès social, le développement économique et la stabilité institutionnelle.
Le progrès social a été certainement une avancée significative à laquelle les socialistes ont fortement contribué.
Mais ce temps est révolu dans nos pays.
Le développement économique ? C’est bien de l’affirmer, mais il faut étayer son raisonnement. Il suffit de voir la Wallonie. Il suffit de voir ce que (n’) ont (pas) permis les milliards d’euros de l’UE dans le Hainaut.
La stabilité institutionnelle ? Non, mais. Happart, il est d’extrême droite ? Di Rupo, qu’a-t-il fait pour cette stabilité ? Le seul qui ait un peu œuvré, c’est Demotte.


Les socialistes ont un idéal. Ils veulent un monde meilleur pour tous.
C’est vrai qu’il n’y a que les socialistes qui ont cet idéal !
VGE avait déjà, il y a bien longtemps, rappelé que « les socialistes n’ont pas le privilège du cœur »
Rappelons-le, c’est dans les moyens à utiliser et la confiance dans l’individu que droite et gauche s’affrontent.
La droite fait confiance à l’individu et n’intervient qu’en cas de dérive. La gauche considère que l’individu est incapable de se prendre en charge. La gauche considère alors que cette responsabilité doit être confiée à quelques-uns, choisis théoriquement démocratiquement. Je n’ai jamais compris pourquoi quelques-uns étaient plus dignes de confiance, mais nous n’en sommes pas à une contradiction près.


Une règle générale s’impose à eux [les gestionnaires socialistes]:
ils se doivent de démontrer des qualités de gestion, de comportement et des vertus morales indéniables. L’honnêteté et la droiture dans la gestion des affaires publiques est une règle avec laquelle rien ne permet de transiger.

Sérieusement, un commentaire est-il nécessaire ?
Un jour un président du PS belge avait promis d’éjecter de son parti tous les « parvenus », tous ceux qui ne « démontraient pas des qualités de gestions » etc.
« Paroles, paroles ».



Les socialistes croient en la nécessaire exemplarité des mandataires publics
Ben oui. On a vu. Et on verra puisque rien ne change.

Les socialistes d’aujourd’hui prennent en compte l’économie de marché. Ils l’accueillent comme un facteur de relations, d’échanges, de progrès et de mieux être individuel et collectif. Ils y voient un moyen de satisfaire un grand nombre de besoins. Toutefois, ils ont cette farouche détermination à rendre cette économie de marché humaine et bénéfique à tous, en l’encadrant chaque fois que cela s’avère nécessaire.
C’est tout à fait une version libérale de l’économie.
C’est entre autres cette phrase qui m’a fait écrire que le PS virait à 180°


Si certaines économies dirigistes ont abouti à des échecs tragiques, les économies libérales non régulées, d’hier et d’aujourd’hui, montrent aussi leurs cruelles limites.

Comme truisme, c’est pas mal.
Sauf que : citez moi une, une seule économie dirigiste qui n’a pas abouti à un échec tragique ? Cuba ?
Tandis que ce ne sont que les économies libérales non régulées qui montrent leurs limites.
Monsieur Di Rupo déclare donc que seules les économies libérales régulées sont bonnes. Comme en Belgique, en France, aux Etats Unis, etc…


Le développement de l’économie de marché est souhaitable si elle constitue réellement un facteur de croissance, de progrès social et de bien-être.
C’est le cas.

Dans ce cadre, la manière de conduire une politique économique diffère fondamentalement entre la droite et la gauche. On peut dépenser des milliards d’euros pour favoriser les rentes et le patrimoine des plus riches, accorder des avantages fiscaux à des actionnaires qui n’en n’ont pas besoin et offrir des parachutes dorés à des managers pourtant assurés de voir leur chute éventuelle amortie par un matelas de billets. On peut, à l’inverse, les investir dans la formation de tous, l’emploi, la recherche scientifique et l’équilibre social. C’est un choix de société, un choix éthique et un choix politique au sens fort du terme.

Un peu de poujadisme. Ecrit avant la chute des bourses. Car les milliards de pertes des actionnaires des banques, ce ne sont pas « les plus démunis » qui les ont perdus.
Ce que je ne comprends pas c’est que l’enseignement en Communauté Française était de la responsabilité de socialistes. Etes-vous fier du bilan ? Que personne n’ose faire. Sauf Pisa, Sauf PIRLS.


Le principal adversaire de cette démarche n’est pas l’initiative économique, individuelle ou collective qui, au contraire, la soutient et la rend possible.
« Initiative collective » ou collectiviste ? Oxymore ?

De plus en plus d’analystes ont pointé l’aveuglement de ce capitalisme mortifère et suicidaire.

« Capitalisme mortifère et suicidaire» ?


De la même manière, les socialistes encouragent les indépendants et tous ceux qui entreprennent.

C’est la première fois que j’entends cela. Les indépendants ne sont plus les fraudeurs invétérés ? Il faudrait faire passer el message au Ministère des Finances.

Reconnaissant le rôle social des indépendants et des entrepreneurs

Ah bon ?
Il a passé combien de temps avec « Papa » pour sortir cette énormité.
Si c’est vrai, voilà vraiment un changement de taille.


Les socialistes rejettent l’escroquerie intellectuelle néolibérale qui « criminalise » les difficultés sociales en les qualifiant d’« assistanat ».

Ce livre pouvant être lu par des chômeurs, il faut tout de même récupérer ce qui a été dit sur l’initiative individuelle, sur le rôle des entrepreneurs, etc.
Mais la malhonnêteté est de faire croire que les néolibéraux « criminalisent » les vrais « chercheurs d’emploi ». Mais bien « les chômeurs professionnels »

mercredi 17 septembre 2008

Révolution au Parti Socialiste

Etre socialiste aujourd’hui, c'est le titre d'un document d'Elio Di Rupo qui devrait devenir un best seller.

En effet, une lecture rapide montre que le président du PS belge opère un revirement à 180 degrés.

Une rupture radicale par rapport à ce qu'ils ont fait et dit depuis des années. Plus rien à voir.

C'est vraiment extraordinaire de la part d'Elio de reconnaitre publiquement les erreurs de son parti. Un courage politique comme on en voir rarement. Une autre manière d'écrire à ses membres "je me suis trompé pendant des dizaines d'années. le socialisme que je vous proposais était mauvais". mais aussi "on prend un nouveau départ"


Je suppose qu'Elio va maintenant convoquer un congrès de son parti. Soumettre cette nouvelle vision au vote. Ceux qui refuseraient de renier le passé, de reconnaître les nombreux errements devraient quitter le parti.

A moins qu'Elio ne soit en minorité?

Car un tel changement, c'est dur.

Nous verrons....

jeudi 11 septembre 2008

En cas de scission, Michel Daerden estime qu'un Etat Wallonie-Bruxelles serait sans le moindre doute "viable".

Après Happart, c'est Daerden qui me fait bien rire.

Il croit vraiment ce qu'il dit?

bien sûr, ce sera "plus viable" qu'un Etat wallon tout seul, sans aucun doute.

Ce serait pas mal au fond, le PS ne serait plus le premier parti, loin s'en faut.

C'est la chance de la Wallonie.

mardi 9 septembre 2008

La CSC prévoit des actions

Selon eux, à cause du climat économique, selon moi parce que la campagne électorale commence.


C'est pas dans les moments difficiles qu'il faut serrer les coudes?

samedi 6 septembre 2008

Rachida D enceinte

Ma voisine Rachida est enceinte.

Il parait que c'est Pablo, qui n'est ni marocain, ni français, ni belge, ni italien, ni serbe, ni russe,... qui serait le père.

Je suis étonné que l'on n'en parle pas dans les journaux.

Paradoxe de l'homme de la rue: on reproche au président Sarkozy (et j'en suis) de se servir de sa vie privée qui en devient publique, et on se rue (puisqu'on en est l'homme :-)) sur les infos personnelles d'une ministre.

And so what?

Une ministre ne reste-t-elle pas une femme? Qui, chose la plus belle qui soit tombe amoureuse, tombe enceinte?

Du pain et des jeux.

lundi 1 septembre 2008

Le PS vous trompe, vive le PS

Utilisez des chiffres, vous leur ferez dire ce que vous voulez.

Sur le site de la Libre:
Elio: "bilan des dernières années dans le secteur de l'enseignement qui a connu une augmentation de 1.000 postes"
Euh, vous oubliez de citer le nombre de postes qui ne sont pas pourvus. Vous oubliez de dire que cela représente...moins d'1 % de postes en plus.


Elio: "On parle pouvoir d'achat, le PS agit"
Ben oui, le ministre Daerden nous avait promis 400 € par ménage (cela veut dire par an). Puis, nous avons calculé pour nous rendre compte que 80 millions divisés par 2 millions, c'était en fait 40 euros par ménage et par an. Le même chiffre exprimé différemment? 1 euro cinquante (1.50 €) par personne et par mois.

Augmenter le pouvoir d'achat? Tu parles, Charles!

Allez, un petit truc pour le PS: la prochaine fois dites "Sur une vie moyenne, cela représente plus de 8.000 € par ménage de 5 personnes"